La fin d’année 2025 a été particulièrement riche au sein du Parc zoologique et botanique de Mulhouse, marquée par plusieurs naissances importantes chez des espèces rares ou menacées dans la nature.
Encore très dépendant de sa mère, un petit bongo mâle a vu le jour au début du mois de décembre. Il va passer plusieurs mois à ses côtés pour être allaité et apprendre progressivement les comportements de son espèce. Malgré son jeune âge, il montre déjà de premiers signes d’assurance, explorant son environnement sous la surveillance attentive de sa mère. Ce nouveau-né appartient à la sous-espèce du bongo des montagnes (Tragelaphus eurycerus isaaci) classée « En danger critique d’extinction » (CR) sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).
Du côté des reptiles, ce sont 12 jeunes caméléons de Jackson (Trioceros jacksonii) qui sont nés récemment. Les nouveau-nés sont rapidement autonomes puisque l’espèce est ovovivipare, c’est-à-dire que les œufs éclosent dans le ventre de la femelle avant que celle-ci ne donne naissance et des petits parfaitement viables. Après une gestation pouvant aller jusqu’à 9 mois, les portées sont nombreuses (jusqu’à 25 petits) car les chances de survie des jeunes restent faibles. Cette espèce, qui n’est pas menacée mais très rare en parc zoologique, est visible depuis seulement quelques mois au Parc zoologique et botanique de Mulhouse. Elle est représentée par trois couples adultes dont un seul mâle est actuellement présenté au public, dans le nouvel espace Horizon Afrique.
Enfin, chez les primates, une autre naissance est venue réjouir les équipes animalières du Parc zoologique et botanique de Mulhouse. Malina, l’une des femelles macaque noir à crête (Macaca nigra) âgée de 6 ans, a déjà donné naissance à son deuxième petit. Déjà expérimentée, elle s’occupe de son nouveau-né avec beaucoup d’attention, tandis que son aîné, qui a vu le jour en novembre 2024, observe avec curiosité ce nouveau membre du groupe. Cette naissance vient renforcer un groupe social structuré et représente une excellente nouvelle pour cette espèce elle aussi classée « En danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN.






