Vison d'Europe à Zoodyssée
© Laurie BERTHOMIEU/Zoodyssée
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Zoodyssée annonce la naissance de visons d’Europe

Zoodyssée, par le biais du département des Deux-Sèvres, a annoncé la naissance de trois portées de visons d’Europe ces dernières semaines, une très bonne nouvelle pour l’espèce.

C’est la seconde année consécutive que le parc zoologique des Deux-Sèvres parvient à faire se reproduire des visons d’Europe, chose plutôt compliquée en captivité. La femelle n’est réceptive que quelques jours par an et c’est dans ce laps de temps relativement court que les mâles et les femelles se tolèrent.

 » Vu la fragilité de l’espèce et le caractère exceptionnel de ces naissances, elles sont un espoir pour la sauvegarde du vison d’Europe. Elles soulignent la concrétisation des nombreux efforts du Département et des différents partenaires en faveur de la préservation de cette espèce « , peut-on lire dans le communiqué du département. Les mises bas ont eu lieu entre le 8 et le 22 mai, en période de confinement. Ce sont donc trois femelles différentes qui ont donné naissance à 14 petits (5 mâles et 9 femelles), tous en bonne santé.

En France, il ne resterait que 250 visons d’Europe à l’état sauvage et l’espèce est classée En danger critique d’extinction (CR) sur la liste rouge de l’UICN. Les dernières populations occupent notamment le territoire de la Nouvelle-Aquitaine et ne sont présents plus que dans 6 pays sur le continent Européen. Le vison d’Europe est menacé par le piégeage et l’élevage pour sa fourrure, la dégradation des cours d’eau qu’il occupe ainsi que l’introduction du vison d’Amérique avec qui il entre en conflit pour la nourriture et l’espace. Ce qui en fait le mammifère le plus menacé d’Europe…

Le déclin du vison d'Europe s'explique par le piégeage pour la fourrure, l'artificialisation des cours d'eau et l'introduction du vison d'Amérique qui occupe le même territoire.
Vison d’Europe © Laurie BERTHOMIEU/Zoodyssée

Les petits nés cette année et ceux nés l’année dernière sont destinés à être réintroduits dans la nature afin de renforcer les dernières populations qui subsistent en France et tenter d’améliorer leur situation.

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