Après plusieurs mois de travaux, le cœur du circuit jaune du CERZA poursuit sa mue et accueille deux nouveaux espaces consacrés à la faune de l’Amérique du Sud et de l’Australie.
Une immersion au cœur de l’Australie
Parmi les grandes nouveautés de cette saison, le public du CERZA peut désormais découvrir un tout nouvel espace dédié à la faune australienne : Terra Australis. Conçu comme une véritable invitation au voyage, ce secteur réunit deux éléments complémentaires : une grande volière d’immersion où évoluent plusieurs espèces d’oiseaux originaires d’Australie, ainsi qu’un vaste enclos extérieur spécialement aménagé pour accueillir trois espèces de marsupiaux. Ce nouvel aménagement a pris place à l’emplacement de l’un des anciens enclos des guépards, déplacés juste en face. « Nous leur avons conçu un second enclos de l’autre côté du chemin, explique Florence Bazire, chargée de communication au CERZA. De cette façon, nous conservons les deux points de vision du premier enclos et en ajoutons un troisième pour le nouveau, ce qui améliore la visibilité pour les visiteurs. »

La nouvelle volière australienne de 500 m², pensée pour offrir une expérience immersive et sensorielle, permet aux visiteurs de déambuler au plus près des oiseaux, dans un décor évoquant les paysages secs et buissonneux de l’Australie. « Nous avons tout fait en interne, à l’exception du terrassement confié à un prestataire extérieur. Mais pour le reste, nous avons une super équipe technique qui a pris en charge l’essentiel du chantier ! » précise Florence Bazire. Plusieurs espèces emblématiques d’Océanie y évoluent désormais librement : loriquets arc-en-ciel, gouras de Sclater, kookaburras et vanneaux soldats. La plupart étaient auparavant visibles dans la serre tropicale du parc et ont été transférées dans ce nouvel environnement. « C’est ouvert depuis le 5 avril. Il faut laisser le temps à la nature de reprendre sa place, mais les visiteurs apprécient déjà cette nouveauté. » Les visiteurs peuvent en effet entrer librement dans la volière, s’immerger aux côtés des oiseaux et même participer au nourrissage des loriquets arc-en-ciel, friands du nectar qui leur est proposé deux fois par jour.




Un nouvel enclos pour trois espèces de marsupiaux
Au centre de Terra Australis se trouve le bâtiment principal, abritant les loges intérieures des différentes espèces. « Les oiseaux disposent d’un espace couvert pour se protéger des intempéries, ajoute Florence Bazire. Et les visiteurs peuvent les observer à travers des baies vitrées lorsqu’ils se trouvent à l’intérieur. » À la sortie du bâtiment, le chemin se prolonge vers un second espace extérieur, partagé par trois espèces emblématiques de marsupiaux : kangourous roux, wallabies de Bennett et wallabies de Parma. Eux aussi étaient déjà présents dans le parc, mais profitent désormais d’un environnement entièrement repensé. Depuis quelques années, le CERZA privilégie la restructuration de ses installations à l’introduction massive de nouvelles espèces. Cette philosophie s’est déjà traduite par le réaménagement des habitats des ours à lunettes, des ours bruns, et des géladas en 2023, ou encore celui des panthères du Sri Lanka en 2022. Ici, les kangourous et wallabies évoluent désormais dans un enclos spacieux et arboré, en contact direct avec les visiteurs pour une expérience de rencontre immersive.


Un vaste territoire sud-américain de 6000 m²
Autre temps fort de 2025 : l’ouverture d’un tout nouvel espace dédié à la faune sud-américaine. Après plus de six mois de travaux, l’ancien territoire des tigres blancs, qui ont été déplacés à la fin du circuit jaune en 2024, a été entièrement réaménagé pour accueillir America Do Sul, un espace de 6000 m² rassemblant plusieurs espèces emblématiques du continent. « Nous restons fidèles au principe des passerelles offrant une vue plongeante sur les animaux », rappelle Florence Bazire. Depuis cinq ans, le parcours de visite du CERZA s’est considérablement modernisé grâce à ces structures surélevées, certaines ayant été en partie couvertes cette année pour améliorer le confort des visiteurs face aux intempéries ou à l’ensoleillement. Dans America Do Sul, une passerelle couverte de 150 mètres traverse deux grands environnements animaliers. D’un côté, une vaste plaine accueille quatre espèces emblématiques d’Amérique du Sud : le nandou d’Amérique, le capybara, l’alpaga, et le tapir terrestre. « À l’exception des alpagas, qui étaient aux lodges, tous les animaux de cette zone vivaient dans un autre enclos juste en face. Nous y avons laissé les vigognes en attendant qu’une autre nouveauté prenne leur place l’année prochaine. » Trois tapirs terrestres occupent désormais la plaine avec Melmak et Carlito, le couple historique, ainsi que Sara, une femelle âgée de 7 ans arrivée au printemps dernier en provenance du Zoo Wroclaw en Pologne. Son arrivée s’inscrit dans le cadre du Programme d’Élevage Européen (EEP), avec pour objectif de favoriser une future reproduction.




Une nouvelle espèce menacée… et bientôt de nouveaux aménagements
Parmi les nouveautés les plus remarquées figure l’arrivée de Miri en avril dernier, une jeune femelle fourmilier géant née en juin 2024 au Zoo du Bassin d’Arcachon. Elle occupe le second enclos d’America Do Sul, dans un environnement conçu sur mesure. « En général, elle reste dans son bâtiment le matin, puis sort vers midi pour explorer son enclos. » Reconnaissable à sa longue trompe, sa démarche lente et sa grande queue touffue, le fourmilier géant est une espèce fascinante, parfaitement adaptée à un régime alimentaire spécialisé à base de termites et de fourmis qu’il peut ingérer en très grande quantité, jusqu’à 30 000 par jour. Classée « Vulnérable » (VU) par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), elle est aujourd’hui menacée par la déforestation et les collisions routières. Son accueil au sein du parc s’inscrit dans une démarche à la fois pédagogique et conservatoire, visant à sensibiliser le public aux enjeux de la préservation de l’espèce. La jeune femelle vit seule et il n’est pas prévu qu’un autre individu l’accompagne pour le moment.

Pour accueillir ces espèces dans les meilleures conditions, le CERZA a construit un bâtiment moderne, chauffé, spacieux, et enrichi en éléments naturels, accessibles à la vue des visiteurs grâce à de larges baies vitrées, comprenant également deux pré-parcs pour les animaux. Ce nouvel ensemble marque le début d’un développement plus large du secteur sud-américain. De nouvelles espèces rejoindront progressivement l’espace, à commencer par le loup à crinière, un canidé atypique au pelage roux, très haut sur pattes. Cette nouvelle espèce, que le CERZA a déjà abrité par le passé, devrait prochainement cohabiter avec les tapirs, capybaras, nandous et alpagas. Autre chantier majeur en cours, celui d’une immense volière, baptisée pour le moment Rainforest, actuellement en construction avec une ouverture prévue en 2026. Elle accueillera une grande diversité d’oiseaux et de petits mammifères sud-américains dans un environnement reconstitué, à l’endroit où se trouvait les kangourous roux il y a encore quelques années. Parmi les espèces attendues figurent ibis rouges, grands hoccos, différentes espèces d’aras ou encore tatous à six bandes. La plupart sont déjà présentes dans le parc et bénéficieront ainsi d’un nouvel espace plus cohérent et une cohabitation encore plus riche. En attendant, les visiteurs peuvent déjà admirer une vingtaine de flamants des Caraïbes, récemment arrivés du zoo néerlandais Ouwehands Dierenpark Rhenen. Pour l’heure, ils évoluent dans l’actuelle volière des aras, en attendant leur transfert dans la future volière géante l’an prochain. Autant de mouvements qui annoncent encore de belles nouveautés, à l’approche du 40e anniversaire du CERZA qui sera célébré en 2026.






