© Victor Lahcen - Nature et Zoo
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Les nouveautés en 2026 dans les zoos et parcs animaliers en France

Chaque année, Nature et Zoo vous emmène à la découverte des nouveautés à venir dans les zoos et parcs animaliers de France. De nouvelles espèces, des rénovations, des innovations ou de nouveaux aménagements sont prévus tout au long de l’année 2026. À travers cet article, nous vous proposons d’explorer les nouveautés qui marqueront le paysage des zoos français pour cette nouvelle année.

Le PAL prépare le Delta des Éléphants pour le bien-être de son groupe d’éléphants d’Asie

Avec « Le Delta des Éléphants », Le PAL prévoit une évolution majeure dans l’hébergement et la présentation de son groupe reproducteur d’éléphants d’Asie. Le bâtiment de 1200 m² sera réaménagé et agrandi cette année avec de nouveaux boxes et la mise en place de zones de sables. Déployée sur deux hectares, la plaine extérieure sera quant à elle entièrement repensée avec une nouvelle végétalisation, la création d’une rivière traversante et l’ajout d’un second bassin placé à hauteur des visiteurs, leur permettant d’observer les éléphants dans leurs comportements naturels de baignades. Après le départ d’Upali récemment, le mâle reproducteur, les trois femelles, Acra, Kaveri et Nina, seront rejointes par un nouveau mâle en mai en provenance du Zoo de Planckendael en Belgique, consolidant la participation du parc au Programme d’Élevage Européen (EEP) des éléphants d’Asie. Deux millions d’euros sont consacrés à ce projet avec pour objectif majeur l’amélioration du bien-être des pachydermes. Dans le but de proposer également des animations pédagogiques chaque jour, des gradins végétalisés et des zones d’observation rapprochées seront mis en place. Ce réaménagement de l’espace historique des éléphants offrira également l’occasion de présenter les actions de la Fondation Le PAL NATURE, qui soutient notamment l’association « Stand Up 4 Elephants » qui œuvre au Népal pour le bien-être et la conservation des éléphants.

Le ZooParc de Beauval va ouvrir un espace australien et une nouvelle ferme pédagogique

En 2026, le ZooParc de Beauval prépare l’ouverture de deux nouveaux espaces animaliers. D’abord, « Les Terres Rouges », un espace de 4500 m² consacré à la faune australienne, installé à l’emplacement de l’ancienne mini-ferme, dont l’investissement est estimé à un million d’euros. Kangourous roux relocalisés dans un enclos immersif, wallabies des rochers à pattes jaunes, wallabies de Parma et émeus d’Australie sont attendus dans cette future zone aux côtés d’une nouvelle espèce unique en France : le wombat commun ! En parallèle, Beauval va inaugurer « Bucolia », un nouvelle ferme XXL d’un hectare dédiée aux races domestiques anciennes et menacées françaises (moutons solognots, poules de Contres, ânes grand noir du Berry, chèvres poitevines…). Avec six millions d’euros investis, le chantier a déjà débuté il y a plusieurs mois pour implanter cette nouvelle installation derrière la Gare des éléphants du télécabine le Nuage de Beauval. Enfin, « Les Roches Vives », une aire ludique et aquatique de 1000 m², va compléter l’offre familiale. L’ouverture de l’ensemble de ces nouveautés est attendue pour le printemps 2026.

Pour en savoir plus, rendez-vous au lien suivant : https://natureetzoo.fr/le-zooparc-de-beauval-prepare-2026-avec-deux-nouveaux-espaces-immersifs-entre-laustralie-et-les-animaux-domestiques/

Le grand retour des girafes et l’inauguration de Savanes au Zoo d’Amiens

L’année 2026 marque le retour très attendu des girafes au Zoo d’Amiens, déjà installées dans leur nouveau bâtiment depuis décembre 2025. Mais l’événement s’inscrit dans un ensemble plus vaste et lui aussi très attendu baptisé « Savanes », une plaine multi espèces de 8000 m² réunissant, aux côtés des girafes, gazelles dorcas, gazelles de Mhorr, marabouts, autruches, grues couronnées ou encore pintades. Autour de cette installation sont placés plusieurs autres équipements élargissant la diversité d’espèces africaines présentée dans cette nouvelle extension du parcours de visite. Parmi ces équipements, un espace de mixité entres suricates et tortues rayonnées, un vivarium, ainsi qu’un complexe de volières dans lesquelles sont présentés calaos terrestres, tisserins, choucadors, tourterelles des bois, messagers sagittaires ou encore dik-diks de Kirk. L’année 2026, qui devrait encore battre un record en terme de fréquentation, se conclura par l’accueil du Comité Français des Pédagogues de Zoos (CFPZ) en novembre et lancera également la saison 2027, année des 75 ans du parc.

Une immense passerelle et quatre nouvelles espèces attendues au Lumigny Safari Reserve

Le Lumigny Safari Reserve poursuit sa mue en 2026 avec l’ouverture très attendue au printemps prochain d’une grande passerelle de 400 mètres reliant le parc principal à l’hôtel le Royaume des Lions. Ce nouvel outil s’élèvera 6 mètres au-dessus de la D201, permettant de proposer à la fois un nouveau point d’observation sur les quatre hectares du territoire des lions de l’hôtel ainsi qu’un accès plus sécurisé et plus rapide vers le circuit Terre de Singes. Le printemps verra également naître le Jardin d’Asie où loutres naines d’Asie et pandas roux seront présentés en cohabitation, visibles à hauteur depuis une passerelle aux inspirations chinoises. Une nouvelle plaine nordique de quatre hectares va également voir le jour accueillant bisons d’Amérique et ours noirs d’Amérique, observables depuis une autre nouvelle passerelle de 200 mètres de long, traversant l’enclos. Le parc prévoit également la finalisation, pour avril prochain, de la rénovation de trois enclos pour petits félins et se prépare à la création d’une balade immersive hivernale pour la fin d’année.

Nouveaux espaces pour les petits carnivores et nouvelles volières au Zoo de La Boissière du Doré

Au Zoo de La Boissière du Doré, cette nouvelle année s’inscrit dans la continuité des précédentes et dans une logique de réorganisation des différents enclos du parc. L’ensemble des grands carnivores ayant été relogés au cours des sept dernières années, ce sont désormais les petits carnivores du parc qui vont profiter de nouveaux espaces. Depuis la réouverture en février, les visiteurs peuvent observer les suricates dès l’entrée du sentier des carnivores, près des lodges du parc, dans un nouvel enclos vitré de plusieurs centaines de mètres carrés. Au printemps, ce sont les otocyons et les porc-épics à crête qui profiteront d’un nouvel espace de mixité actuellement en cours d’aménagement en lieu et place de leurs anciens enclos. Enfin, à la place de l’ancien enclos des loups du Canada, déplacés en 2025 vers un nouveau territoire, deux volières de 700 m² et d’une hauteur allant de 8 à 10 mètres, verront le jour cette année en plus d’une première déjà inaugurée l’an dernier pour un couple de harfangs des neiges. L’une de ces deux nouvelles volières sera dédiée aux vautours de spectacle, désormais visibles à l’année, l’autre sera consacrée à la reproduction de vautours de Rüppell et de vautours à dos blanc dans le cadre des programmes de reproduction européens les concernant.

L’arrivée du glouton et l’ouverture de l’Odyssée Outre-Mer à Zoodyssée

Zoodyssée agrandit cette année l’enclos des lynx, qui a vu naître un jeune en 2025. Un nouvel enclos a également été aménagé au départ de l’Odyssée Nordique pour y accueillir un glouton, visible depuis la réouverture du parc le 7 février. En juillet prochain, la première phase de l’Odyssée Outre-Mer devrait être finalisée et accueillera jaguars, kinkajous et boas arc-en-ciel à proximité des coatis roux, déjà présents depuis 2025.

Un couple de pygargues à queue blanche rejoint le Parc Argonne Découverte

En 2026, le Parc Argonne Decouverte enrichira son programme d’animations avec l’arrivée de nouvelles espèces au sein du spectacle de vol libre, notamment des conures soleil. Un couple de pygargues à queue blanche a également rejoint le parc cet hiver en provenance des Aigles du Léman, renforçant la présence de ce grand rapace emblématique dont le retour dans la région Grand Est constitue un symbole fort de conservation. Côté loisirs, la grande nouveauté sera l’inauguration d’une tour ludique monumentale en forme de hibou, annoncée comme la plus grande du monde, culminant à 10 mètres et équipée d’un toboggan de 16 mètres. Cette structure spectaculaire complétera le hamac à bond déjà plébiscité, confirmant la volonté du parc de conjuguer pédagogie, immersion et expériences familiales attractives.

Rainforest, une nouvelle volière sud-américaine pour le CERZA

En 2026, le CERZA va célébrer 40 ans d’existence et prévoit évidemment plusieurs nouveautés. Après neuf mois de travaux, une volière sud-américaine de 5000 m² et 12 mètres de haut, baptisée « Rainforest », accueille depuis cet hiver un florilège d’espèces emblématiques du continent dans un environnement végétalisé et traversé par les visiteurs. Aux côtés d’espèces déjà présentes au parc telles que cariamas huppés, grands hoccos ou encore aras, des ibis à face noire ainsi qu’un groupe de plus de 70 flamants des Caraïbes a pris place dans ce nouvel équipement, arrivés en provenance de plusieurs parcs zoologiques européens au cours des derniers mois. Cette nouvelle volière marque une continuité avec la nouvelle plaine sud-américaine inaugurée en 2025 et dans laquelle ont été intégrées, peu avant la fermeture hivernale, deux jeunes louves à crinière arrivées depuis le Parc animalier de La Barben. Celles-ci se sont bien acclimatées à leur nouveau lieu de vie et cohabitent désormais avec les tapirs terrestres et les capybaras. Enfin, plusieurs enclos sont en cours de rénovation, notamment la serre tropicale qui a été en partie repensée. Certaines espèces bénéficient d’installations agrandies ou rénovées à l’image des pandas roux qui ont pris place dans l’ancienne volière des aras du CERZA, permettant bientôt la transformation de leur ancien espace en une nouvelle aire dédiée à la sensibilisation des plus jeunes à la faune locale. Le parc normand compte bien faire de l’année 2026 une année marquante et d’autres surprises et nouvelles espèces sont attendues pour les prochains mois.

Une année 2026 placée sous le signe des félins aux Terres de Nataé

Les Terres de Nataé font de 2026 une année tournée vers les félins. L’espace dédié aux panthères du Sri Lanka, actuellement en travaux, sera prochainement achevé et proposera deux enclos reliés par un tunnel surplombant le cheminement des visiteurs, agrandissant par la même occasion la surface proposée aux deux individus. Le parc a également accueilli très récemment deux panthères noires issues d’établissements circassiens, tandis qu’un tout nouvel espace consacré aux panthères des neiges est annoncé pour la fin d’année. Par ailleurs, l’enclos des chats pêcheurs est en phase finale d’aménagement et le premier individu va très bientôt rejoindre l’établissement.

Arrivées de nouvelles espèces africaines au Parc animalier de La Barben en 2026

Du côté du Parc animalier de La Barben, plusieurs nouvelles espèces africaines vont rejoindre la collection comme des dik-diks de Kirk, qui prendront place dans un espace partagé avec des damans des rochers. Avec l’arrivée d’un petit groupe de trois individus en décembre 2025, le parc présente également des potamochères roux comme nouvelle espèce, placés en mixité avec les autruches et les gazelles de Cuvier. Par ailleurs, le nouvel espace dédié aux crocodiles du Nil sera finalisé en 2026, combinant un vaste parc extérieur et un bâtiment intégré au cœur du site, renforçant l’envie du parc de sortir ses grands reptiles du vivarium pour leur offrir des espaces beaucoup plus spacieux. Enfin, 2026 marquera la dernière année du programme LIFE Criquet de Crau, dont le Parc animalier de La Barben est partenaire associé en tant que centre d’élevage. L’établissement espère participer à la troisième année de réintroduction de l’espèce dans son milieu naturel, tout en préparant activement l’après-LIFE afin de pérenniser les actions engagées en faveur de cet insecte endémique et classé « En danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Cinq nouvelles espèces attendues au Zoo de Jurques cette année

Le Zoo de Jurques a engagé cet hiver une série de chantiers visant à accueillir plusieurs nouvelles espèces pour cette année 2026. Le parc se prépare ainsi à l’arrivée de vigognes et de nandous de Darwin, bientôt placés en cohabitation sur la plaine sud-américaine. L’espace des lémuriens, où vivent déjà des makis cattas et des varis roux, sera de son côté rénové et enrichi par l’arrivée d’une autre nouvelle espèce : le lémur noir. Une nouvelle zone accueillera des dik-diks de Kirk, des petites antilopes africaines, qui partageront leur environnement avec les tortues sillonnées déjà présentes au parc et déménagées pour l’occasion. Un nouvel enclos est actuellement en cours d’aménagement pour y accueillir des sangliers de Visayas, une espèce originaire de quelques îles des Philippines, dont la population sauvage est considérée comme « En danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN et dont la présence dans les parcs zoologiques français est rare. L’ensemble de ces travaux, actuellement en cours, doit s’achever entre le printemps et l’été 2026.

La Terre des Incas s’agrandit à EcoZonia en 2026

Au sein de sa deuxième écorégion, la « Terre des Incas », EcoZonia poursuit son développement et a déjà conçu une première volière pour un couple de buses de Harris l’an dernier et un espace abritant des alpagas. En parallèle, une vaste aire de vol pour les rapaces d’Amérique du Sud a également été créée, permettant de présenter dans un décor naturel les vols de buses de Harris, urubus à tête rouge, urubus à tête noire, condors des Andes et aigles bleus du Chili. Pensé comme un parcours à travers les grandes zones de biodiversité mondiale, le site prévoit l’évolution de la « Terre des Incas » en 2026 avec l’arrivée progressive de nouvelles espèces de carnivores d’Amérique du Sud. Le parc annonce notamment l’accueil de coatis et de chiens des buissons dans les prochains mois.

Le lancement d’une future extension asiatique au Bioparc de Doué-la-Fontaine

Au Bioparc de Doué-la-Fontaine, la saison 2026 s’inscrit dans une logique d’amélioration continue du confort de visite et des environnements déjà existants. La Vallée des rhinocéros, qui célèbre ses 20 ans cette année, se refait une beauté avec l’extension du cheminement de visite autour de l’espace, offrant de nouveaux points de vision, ainsi que l’ajout d’une ombrière sur ce secteur exposé au soleil. Un nouveau mâle reproducteur est également attendu chez les rhinocéros noirs, dont l’arrivée est prévue pour ce printemps en provenance du Chester Zoo au Royaume-Uni. En parallèle, un parking complémentaire, qui devrait voir le jour cet été, sera équipé d’ombrières photovoltaïques pour permettre au parc d’atteindre une autoproduction électrique de 10 % à 30 % de sa consommation annuelle. Les travaux se poursuivent également dans la grande volière sud-américaine dans le but de consolider les falaises et ainsi favoriser la nidification des différentes espèces d’oiseaux qui y sont présentes. 2026 devrait être une année marquante sur le plan de la conservation avec les projets de réintroductions de aras chloroptères en Argentine et d’une famille de varis roux nés au Bioparc à Madagascar. Enfin, le Bioparc se projette déjà plus loin avec une ambitieuse extension asiatique sur un terrain adjacent au parc actuel. Un nouvel espace paysager et immersif, structuré par une passerelle culminant à 12 mètres de haut, sera bientôt aménagé dans le prolongement du Cratère des carnivores. Cette future zone accueillera notamment les tigres de Sumatra et les panthères de Java et du Sri Lanka, et comprendra trois niveaux de visite, permettant d’observer les animaux en sous-bois comme en hauteur. Le lancement des travaux est envisagé à partir de 2026, pour une ouverture au plus tard en 2028.

Au Spaycific’Zoo, le « Tour du monde des oiseaux » passera par l’Océanie en 2026 avec l’ouverture d’une nouvelle volière immersive

En 2026, le Spaycific’Zoo confirme sa ligne directrice : présenter des espèces rares et méconnues dans des environnements immersifs en privilégiant le bien-être animal. Deux femelles chats de Pallas sont arrivées fin 2025 dans le cadre de l’EEP de l’espèce, en provenance du Zoo de Jihlava en République Tchèque. Celles-ci ont intégré un nouvel enclos rocheux composé de près de 17 tonnes de pierres, recréant un relief montagneux propice au camouflage de ce félin d’Asie centrale. Après l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, le « Tour du monde des oiseaux » initié en 2022 se conclura cette année avec l’ouverture d’une volière immersive de plus de 500 m² consacrée aux oiseaux tropicaux du nord de l’Australie et de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Accessible via une plateforme sur pilotis, elle accueillera notamment des vanneaux soldats, des gouras couronnés et de nombreuses autres espèces qui n’ont pas encore été dévoilées, totalisant une dizaine d’espèces différentes. Dans le prolongement de la mini-ferme, une zone dédiée à la biodiversité locale sarthoise verra également le jour, mettant en lumière les prairies et les zones humides. Enfin, de nouvelles espèces inédites apparaîtront au fil de l’année, dont la mangouste rayée, un petit mammifère africain visible depuis la réouverture en février dans un enclos entièrement nouveau au cœur du parc.

Des nouveautés aussi pour le Parc zoologique de Paris et la Ménagerie du Jardin des Plantes

À Paris, les deux institutions du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) préparent 2026 avec plusieurs nouveautés. Au Parc zoologique de Paris, un nouvel espace extérieur sera consacré aux cistudes d’Europe afin de renforcer la visibilité de cette espèce emblématique des zones aquatiques européennes. Le vivarium européen accueillera par ailleurs le killi européen (Valencia robertae), un poisson classé « En danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN, tandis qu’une nouvelle espèce d’amphibien fera sa première apparition auprès du public en 2026 : la rainette aux yeux noirs (Agalychnis moreletii), petite grenouille arboricole sud-américaine. L’ensemble s’accompagnera de la création d’un parcours pédagogique dédié aux milieux humides en lien avec la campagne internationale de conservation « Wetlands for Life » lancé par l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums) en 2026. À la Ménagerie du Jardin des Plantes, la dynamique d’amélioration des installations se poursuit avec l’ouverture d’un nouvel espace pour les rats-taupes nus dès janvier 2026. La grande volière extérieure des orangs-outans devrait enfin être inaugurée cette année, agrandissant la surface offert à ces grands primates asiatiques. Des animations spécifiques autour des milieux humides viendront également compléter la programmation pédagogique.

Un nouvel espace malgache pour le Parc de Branféré

À l’entrée du Parc de Branféré, un nouvel espace consacré à plusieurs espèces de Madagascar sera inauguré en 2026. Trois îles reliées par des passerelles aériennes, permettant aux animaux de circuler librement, et un bâtiment chauffé de 80 m², offriront un nouveau territoire aux deux espèces de lémuriens déjà présentes au parc. Ainsi, makis catta et varis roux y seront regroupés, rejoints par des hapalémurs du Lac Alaotra, seul primate inféodé aux zones humides et classé « En danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN. Cette nouveauté s’inscrit dans la volonté de la direction de réorganiser en zones géographiques les différents univers du parc et implique le déplacement des gibbons à favoris blancs du Nord vers un autre secteur. À proximité immédiate de l’espace des lémuriens, l’enclos jusqu’ici consacré aux tortues sillonnées verra arriver dans le courant de l’année un groupe de tortues rayonnées, elles aussi originaires de Madagascar. Le parc attend également des pademelons à queue courte pour une cohabitation singulière avec les casoars à casque hébergés dans une partie forestière du site. L’expérience visiteur évolue en parallèle : un labyrinthe et un nouvel espace de jeux vont voir le jour autour du kiosque et de la mini-ferme, tandis que le « Parcabout » devient « Trampo-Nature ». Enfin, la mini-ferme se redynamise avec l’arrivée de nouvelles races domestiques à l’image de chèvres des fossés, de poules Coucou de Rennes ou encore de moutons Zwartbles.

Un nouveau territoire pour les hippopotames du Zoo de La Flèche

À l’occasion de son 80e anniversaire, le Zoo de La Flèche inaugurera au printemps 2026 un nouvel espace entièrement dédié aux hippopotames. Conçu pour répondre aux exigences comportementales de l’espèce, il comprendra une lagune de plus de 1000 m², des zones immergées favorisant les déplacements aquatiques et des berges naturelles. Masaï, le mâle adulte, découvrira en premier cet habitat et sera par la suite rejoint par une femelle, permettant la constitution d’un futur groupe reproducteur. Un bâtiment chauffé de 250 m² leur offrira la possibilité de nager et d’évoluer en intérieur toute l’année. Dans un second temps, quatre lodges immersifs avec vue directe sur la lagune ouvriront leurs portes à l’automne 2026, complétant cet investissement majeur qui s’inscrit dans la transformation progressive du parc et la modernisation de ses grands espaces africains. Ce futur espace de 5000 m² prendra place dans la continuité des extensions récentes du parc justement consacrées à divers espèces africaines, à l’image de la plaine africaine ouverte en 2024, ou de l’espace des hyènes tachetées inauguré en 2025.

La création de nouveaux hébergements immersifs pour prolonger la visite

Pour cette saison 2026, quatre établissements zoologiques français ont eu aussi annoncé la création de nouveaux hébergements immersifs. Au Safari de Peaugres, cinq nouveaux lodges familiaux, portant à 28 le nombre total d’hébergements dans le parc, ouvriront en mars face aux enclos des ratons laveurs, nouvelle espèce présentée à travers trois installations dédiées. Pensés pour accueillir jusqu’à cinq personnes, ces hébergements offriront une vue directe sur l’activité des animaux et incluront une rencontre privilégiée avec un soigneur. Le ZooSafari de Thoiry enrichit pour sa part son offre avec l’ouverture récente des « Chalets des ours », permettant de séjourner face au territoire des ours noirs d’Amérique dans des chalets intégrées au paysage forestier, assorties d’options incluant des animations VIP et un accès étendu au safari. Au Parc animalier de Gramat, l’année thématique consacrée au loup verra, en mai, l’ouverture de deux lodges implantés au cœur même de l’enclos, permettant une immersion nocturne au plus près de la meute de loups gris européens. Enfin, à la Ferme aux Crocodiles, l’inauguration du « Village du Sabarawak », un équipement de quatre hébergements insolites avec bassin immersif et aquavision sur l’enclos des faux-gavials de Malaisie, est attendue pour l’automne prochain.

Une multitude de nouvelles espèces attendues à travers le pays en 2026

La saison 2026 se distingue aussi par une diversité d’arrivées de nouvelles espèces animales. Au Parc animalier d’Auvergne, qui a pour objectif de devenir d’ici deux ans un parc dédié à 100% aux espèces menacées, de nouveaux animaux sont attendus tout au long de l’année parmi lesquels tamarins-lions à tête dorée, tamarins de Goeldi, addax, turs du Caucase, urials, tortues sillonnées, tortues d’Hermann ou encore visons d’Europe. L’arrivée d’un tigre de Sibérie mâle ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives pour la reproduction de cette sous-espèce menacée. La thématique sud-américaine est également attendue dans plusieurs établissements à travers le pays. Au Parc animalier des Pyrénées, le chat de Geoffroy fera son entrée, tandis qu’à Parrot World, le Pantanal Trek est en cours d’aménagement. Ce nouveau circuit permet déjà aux loutres géantes de profiter d’un nouvel espace et verra prochainement arriver des téjus d’Argentine et des aras hyacinthes, alors qu’un futur espace pour fourmiliers géants et tapirs terrestres est déjà annoncé près des manchots de Humboldt, dans le Patagonia Trek. Au Zoo d’Upie, qui place cette année 2026, synonyme de 50e anniversaire, sous le signe de l’immersion, une refonte complète de la ferme pédagogique et de l’espace australien est prévue et le parc présentera prochainement des tinamous du Chili (Nothoprocta perdicaria), une nouvelle espèce unique en France, qui rejoindront la zone sud-américaine après leur quarantaine.

À Bio-Topia Dunkerque, un couple de chats de Pallas prendra place dans un nouvel enclos situé entre les lynx et la volière des pélicans frisés. Au Zoo African Safari, l’année à débuté avec l’arrivée d’un serval et d’un caracal issus d’une saisie, tandis qu’une femelle python birman complète ces nouvelles présentations. La réflexion engagée après le décès du dernier rhinocéros blanc pourrait par ailleurs permettre l’accueil d’une nouvelle espèce à moyen terme. Le Zoo du Bois d’Attilly annonce quant à lui le retour des antilopes cervicapres, l’installation d’un couple reproducteur de renards polaires et l’ouverture d’une volière de contact avec les loriquets arc-en-ciel. Pour son 60e anniversaire, le Zoo de La Palmyre associera un couple de pandas roux aux loutres naines d’Asie, qui profitent déjà de leur nouvel enclos depuis l’an dernier. Il accueille depuis peu un couple de sakis à face blanche et ajoutera prochainement des gazelles dorcas dans l’enclos réaménagé et agrandi des oryx algazelles. Le Parc de l’Auxois accueillera également des pandas roux dans un nouvel enclos arboré de 800 m² situé dans une partie de la plaine asiatique. Le Zoo des Sables devrait recevoir dans le courant de l’année un couple de cacatoès noirs, aussi appelés microglosses, particulièrement rares au sein des parcs zoologiques européens. De nouveaux reptiles, notamment des caméléons, des serpents et des lézards, sont attendus à Reptiland, alors que le Domaine de Pescheray inaugurera au printemps une volière immersive où évolueront notamment des loriquets arc-en-ciel. Enfin, à la Vallée des Singes, un groupe de six cercopithèques de l’Hoest (trois mâles et trois femelles) est arrivé en février en provenance du Parc Zoologique et Botanique de Mulhouse.

Nouveaux espaces et rénovations prévus tout au long de l’année

Parallèlement aux projets d’hébergements et d’arrivées de nouvelles, plusieurs établissements misent en sur la modernisation de leurs espaces existants et la création de nouveaux enclos. À la Citadelle de Besançon, un nouvel espace de 540 m² entièrement réhabilité et végétalisé sera inauguré au printemps pour les langurs de François, intégrant un dispositif de médiation et, à terme, une cohabitation avec d’autres espèces (mammifères et reptiles) ; l’offre sera complétée par des visites de coulisses et des nocturnes au profit de la conservation. Le Parc des Oiseaux finalisera pour sa part le réaménagement de deux secteurs emblématiques, la Crique des Manchots et la Forêt des Calaos, dont les travaux avaient débuté en 2025. À Exotic Park, la direction souhaite poursuivre l’amélioration du parc afin de le rendre encore plus immersif avec la création d’une grande volière avec flamants, ibis et anatidés sud-américains, ainsi qu’une nouvelle zone de contact avec les tortues léopards et les tortues sillonnées. Le ZooParc de Tregomeur investira lui aussi dans une nouvelle volière pour ses flamants roses.

Au Parc Zoo du Reynou, l’année sera également placée sous le signe de la rénovation avec une nouvelle volière pour les binturongs, la réfection des îles des gibbons et une amélioration globale du parcours visiteur. Après les lions, le Domaine des Fauves inaugurera un enclos repensé pour ses panthères alors que la Réserve Exotique ouvrira un nouvel espace pour des suricates, nouvelle espèce pour le parc. L’Espace Zoologique de Saint-Martin-la-Plaine pourrait de son côté finaliser sa plaine africaine dédiée aux girafes et autres herbivores africains, dans la continuité du grand espace dédié chimpanzés ouvert en 2025. Pour l’Espace Zoologique Exoticamis, qui célèbrera ses 10 ans en 2026, il est prévu la mise en place d’une mixité entre touracos et tisserins, mais aussi l’aménagement d’une serre immersive en fin d’année. Celle-ci aura pour thème l’Océan Indien et accueillera des caméléons, des geckos géants de Madagascar, des boas de Madagascar et d’autres nouvelles espèces qui n’ont pas encore été annoncées. Enfin, le Parc animalier d’Écouves inaugurera un espace Océanie mêlant loriquets, cacatoès, wallabies et émeus. Un autre nouvel espace dédié aux espèces considérées comme envahissantes (ratons-laveurs et tortues de Floride) doit également voir le jour ainsi que de nouvelles aires de jeux pour enfants et un espace immersif avec les chamois, les daims et les mouflons.

D’autres nouveautés notables en France en 2026

Parc animalier de Sainte-Croix
En 2026, chaque saison proposera un univers thématisé dédié, offrant des histoires et des animations différentes en plus des changements naturels de la faune et de la flore. Inaugurée en 2025, la Ferme des Vents poursuit son développement avec de nouvelles animations autour de la production agricole et du respect du vivant, accompagnée de l’ouverture de l’École de la Nature Gérald Singer. Une exposition immersive consacrée aux loups et une nouvelle édition de Lumières d’Hiver viendront rythmer l’année, tandis qu’une nouveauté estivale reste volontairement tenue secrète.

Les Aigles du Leman
Le parc inaugurera cette année une nouvelle maison des pygargues, dotée de six salles d’exposition, d’un auditorium scientifique et d’une pièce vidéo permettant de suivre la reproduction des oiseaux grâce à la retransmission des caméras dans les nids. L’ancienne aire de spectacle accueille désormais deux volières pour les aigles couronnés et les aigles de Verreaux. L’animation des aigles pêcheurs est repensée avec un parcours en hauteur. Enfin, un nouveau couple d’aigles de Bonelli rejoint la collection des Aigles du Léman, une espèce unique en France.

Jardin Zoologique Tropical
En 2026, l’établissement poursuit l’enrichissement paysager par de nouvelles plantations et le développement de sa ferme pédagogique. Une nouvelle chasse au trésor de type escape-game, pensée pour un public adolescent et adulte, devrait être lancée prochainement.

Volerie du Forez
Après de lourds travaux sur l’aire de spectacle en 2025, l’année 2026 sera consacrée à la finalisation de la zone d’initiation à la fauconnerie. Le parc poursuit la rénovation progressive de ses installations déjà existantes, une volière immersive avec des cigognes ouvrira également en cours d’année, et une nouvelle espèce a déjà fait son apparition récemment : la pirolle à bec rouge.

Reserve Zoologique de Calviac
Cette année, la Réserve Zoologique de Calviac inaugurera le centre d’élevage conservatoire Tiit Maran dédié au vison d’Europe dans le but principal de participer à la réintroduction de l’espèce dans la vallée de la Charente.

Parc du Thot
Alors que le parc vient d’obtenir une étoile au Guide Michelin, la saison 2026 va s’articuler autour d’un nouveau planning d’animations durant les vacances scolaires, mêlant nourrissages commentés des loups et des cerfs, ainsi qu’une médiation « de la préhistoire à nos jours ». Plusieurs réaménagements d’espaces animaliers sont aussi prévus.

Reserve Zoologique de la Haute-Touche
Le site développe de nouveaux points de vision sans grilles ni vitres pour pour une meilleure immersion dans les espaces de semi-liberté du site. Et à l’image des deux autres parcs zoologiques du MNHN, un parcours et des animations pédagogiques sur la thématique des milieux humides complèteront ces nouveaux aménagements.

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