Le Parc Zoologique de Paris vit une année 2025 marquée par de nombreuses naissances. Récemment, le parc a annoncé les venues au monde d’une nouvelle portée de fossas, d’une otarie à crinière et de nombreux autres bébés.
Une nouvelle naissance de trois fossas pour le Parc Zoologique de Paris
Le 8 mai 2025, la Biozone Madagascar du Parc Zoologique de Paris a accueilli la naissance de trois fossas (Cryptoprocta ferox), une espèce emblématique et menacée de l’île de Madagascar. Il s’agit de la troisième portée pour la femelle reproductrice de 11 ans, dont la lignée génétique est particulièrement précieuse. Le mâle, âgé de 13 ans, a été temporairement confié par un parc zoologique belge, permettant cette reproduction dans le cadre du Programme d’Élevage Européen (EEP) de l’espèce. Aujourd’hui âgés de plus de quatre mois, les jeunes sont visibles du public depuis cet été. Leur nom sera prochainement choisi par les parrains des animaux du parc avec la participation d’étudiants malgaches, soulignant le lien étroit entre le parc et le pays d’origine de l’espèce. La naissance de fossas reste un événement rare : moins de 80 individus sont hébergés dans les zoos européens, et seule une autre portée a été enregistrée cette année en Angleterre. La réussite du Parc Zoologique de Paris s’explique par la maîtrise du comportement de l’espèce dont la reproduction est rendue difficile par la courte réceptivité des femelles (une seule semaine par an) et les risques de conflits avec les mâles en dehors de cette période. Classée « Vulnérable » (VU) par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), l’espèce subit la perte de son habitat et les menaces liées aux espèces introduites, comme les chiens, les chats ou certains rongeurs, qui aggravent sa fragilité. Cette naissance représente donc un véritable succès pour la conservation ex situ du fossa, et un espoir pour l’avenir de ce carnivore unique au monde.


Une otarie de Patagonie et des dizaines d’autres naissances
Le 24 juillet, le parc a également célébré la naissance d’un jeune mâle otarie à crinière (Otaria byronia), également appelée otarie de Patagonie. Après Naya en 2020 et Azog en 2023, il s’agit du troisième petit de la femelle Nora et constitue la quatrième naissance d’otarie depuis la réouverture du parc en 2014. À sa naissance, le jeune mâle pesait 14 kg et atteignait déjà 22 kg après un mois, bien loin encore des 300 kg qu’il pourra atteindre à l’âge adulte. D’une durée d’un an, la gestation est rendue possible grâce à un suivi vétérinaire attentif. Chez cette espèce, l’implantation de l’embryon est différée : il reste plusieurs mois en suspension avant de se fixer. Le jeune est actuellement visible dans le bassin de maternité avant de prochainement rejoindre le grand bassin avec le reste du groupe composé d’une dizaine d’individus désormais. Au total, plus de 300 naissances ont été enregistrées depuis le début de l’année au Parc Zoologique de Paris, concernant 58 espèces, dont plusieurs sont considérées comme menacées dans la nature, à l’image d’ibis chauves, de manchots de Humboldt ou encore de gazelles de Mhorr. Le parc met également en valeur des espèces européennes en enregistrant des naissances de lézards ocellés, de cistudes d’Europe et de plusieurs espèces de cétoines menacées localement en France, renforçant son rôle dans la préservation de la biodiversité locale, y compris les invertébrés.






