© MNHN – G. Balemboy
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Des naissances de gloutons et de lionceaux d’Afrique au Parc Zoologique de Paris

Le Parc Zoologique de Paris a récemment annoncé plusieurs naissances remarquables. Des gloutons aux lionceaux, en passant par les platémydes de Geoffroy, les manchots de Humboldt ou encore les otocyons, ces nouveau-nés constituent autant de bonnes nouvelles pour des espèces parfois rares ou menacées.

Parmi les événements les plus marquants figure la naissance, en février dernier, de deux jeunes gloutons (Gulo gulo). Cette reproduction reste relativement rare dans les parcs zoologiques européens et s’inscrit dans le cadre du Programme Européen d’Élevage (EEP) consacré à l’espèce. Le Parc Zoologique de Paris présente des gloutons depuis sa réouverture en 2014 et a déjà vu l’espèce se reproduire par le passé, notamment avec la venue au monde d’une petite femelle en 2021. Aujourd’hui, le parc accueille un couple reproducteur avec Thunder, un mâle présent dans la capitale depuis 2023, et Ivy, une femelle arrivée au parc en décembre 2024.

Les soigneurs animaliers ont dû attendre plus d’un mois avant de pouvoir accéder à la tanière dans laquelle Ivy a mis bas. Lors de leur premier examen vétérinaire, les deux petits pesaient environ 1,2 kg et ont été sexés : il s’agit de deux petites femelles. Aujourd’hui âgées de quelques mois, les deux femelles ont effectué leurs premières sorties à l’extérieur et ont exploré leur territoire sous la surveillance attentive de leur mère. Ce sont les parrains et marraines du zoo qui ont participé au choix de leurs noms : les deux jeunes gloutons s’appellent désormais Eira et Kira.

Le Parc Zoologique de Paris a également célébré la naissance de deux lionnes du Nord (Panthera leo leo), une sous-espèce particulièrement menacée du lion d’Afrique. Après leur premier contrôle vétérinaire, comprenant pesée, identification et vérification de leur état de santé général, les équipes ont confirmé l’excellent état de santé des deux jeunes femelles.

Cette naissance est d’une importance particulière en raison du patrimoine génétique exceptionnel de leurs parents. Le mâle reproducteur Volcan, arrivé depuis le Jardin zoologique de Rabat au Maroc fin 2020, possède en effet une génétique proche de celle du lion de l’Atlas, une population disparue depuis les années 1950. L’EEP du lion du Nord, coordonné par le Zoo de Wuppertal en Allemagne, compte seulement une centaine d’individus répartis dans les zoos européens. Les deux lionnes ont depuis reçu les noms d’Inaya et Isis, elles restent encore à l’abri des regards mais devraient prochainement être visibles dans leur espace extérieur.

Les bonnes nouvelles ne se limitent pas aux grands carnivores puisque les équipes du Parc Zoologique de Paris ont également enregistré une première historique avec la naissance d’une quinzaine de platémydes de Geoffroy (Phrynops geoffroanus), une espèce de tortue aquatique sud-américaine hébergée dans la serre tropicale et visible dans très peu de parcs zoologiques. Les œufs ont éclos il y a quelques semaines et il s’agit de la première reproduction réussie de cette espèce au sein de l’établissement. Parallèlement, plusieurs autres naissances sont venues enrichir les collections du parc avec quatre manchots de Humboldt, un jeune flamant rose ainsi que quatre otocyons.

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