© La graine studio - Ville de Montpellier
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Le Zoo de Montpellier ferme ses portes jusqu’en 2028 pour une rénovation d’ampleur

À compter du 1er août 2026, le Zoo de Montpellier fermera temporairement ses portes afin de permettre la réalisation d’un vaste programme de rénovation et ainsi tourner une page majeure de son histoire.

Cette fermeture doit s’étendre sur 29 mois et va permettre de transformer en profondeur le parc zoologique, ouvert gratuitement au public depuis plus de soixante ans. Ce chantier, d’un montant global de 27,7 millions d’euros, s’inscrit dans une réflexion engagée depuis 2023 et la réouverture est programmée au second semestre 2028. Les premiers travaux déjà engagés concernaient principalement les zones techniques ainsi que plusieurs espaces déjà visibles dès l’entrée du parc. Après la démolition progressive des bâtiments qui accueillaient les vigognes, les addax, les émeus, les élans du cap et les moutons, la rénovation de l’enclos des girafes et le démarrage du chantier de rénovation de leur bâtiment, le chantier entre désormais dans sa phase la plus importante avec la transformation des autres espaces animaliers, des cheminements et des équipements destinés aux visiteurs.

Créé en 1964 sur une partie du domaine légué à la Ville de Montpellier par Henri de Lunaret, le zoo entend ainsi conserver son accès gratuit à tous. À sa réouverture fin 2028, il ambitionne d’offrir aux visiteurs une expérience profondément renouvelée, davantage tournée vers l’observation, la compréhension des écosystèmes et la préservation de la biodiversité. L’objectif affiché est clair : adapter le zoo aux défis du XXIe siècle en conciliant bien-être animal, conservation de la biodiversité, sensibilisation du public et adaptation au changement climatique. Les connaissances scientifiques ayant considérablement évolué, les futurs aménagements offriront des enclos plus vastes, des bâtiments modernisés et des installations mieux adaptées aux besoins des différentes espèces. Parmi les transformations les plus importantes figure notamment la création d’une grande plaine africaine de deux hectares dans laquelle plusieurs espèces cohabiteront dans un enclos inspiré de leur milieu naturel. Les visiteurs bénéficieront également de nouveaux points d’observation, de gradins, de zones de détente, d’espaces pédagogiques ainsi que d’un parcours entièrement repensé, accessible aux personnes à mobilité réduite.

Le futur zoo accueillera également davantage d’animaux. Alors qu’il présente aujourd’hui environ 150 individus de 25 espèces différentes, il devrait héberger près de 50 espèces et 300 animaux à sa réouverture en 2028. De nouvelles espèces rejoindront progressivement le parc parmi lesquelles le vautour percnoptère, l’antilope rouanne, la tortue rayonnée, plusieurs espèces de lémuriens, de tamarins, le wallaby des rochers, ou encore la hyène rayée. Certaines espèces toujours présentes au parc resteront bien présentes, comme les guépards, les lions d’Asie, les zèbres de Grévy, les casoars à casque et les rhinocéros blancs. D’autres encore, comme les girafes, feront leur retour à l’issue des travaux de leurs espaces. Le futur zoo privilégiera des espèces adaptées au climat méditerranéen afin de limiter les besoins énergétiques des installations tout en renforçant sa participation aux Programmes d’Élevage Européens (EEP), coordonnés par l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums) et dont le Zoo de Montpellier est déjà membre.

L’ancienne ferme pédagogique sera entièrement réhabilitée pour devenir l’Espace pédagogique Darwin, destiné à accueillir les groupes scolaires et les activités de sensibilisation à la biodiversité. Quant à l’ancienne serre amazonienne, fermée depuis 2021, elle fera également l’objet d’un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) dès l’automne prochain afin d’accueillir un futur espace ludique. Pendant toute la durée des travaux, la plupart des animaux devraient rester au sein du parc, tout comme l’équipe animalière en charge de ces pensionnaires.

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