Le ZooParc de Beauval enregistre deux nouvelles naissances particulièrement importantes avec les venues au monde d’un céphalophe à dos jaune et d’un bongo des montagnes.
Un troisième petit pour le couple de céphalophes à dos jaune
Le vendredi 13 mars 2026, une nouvelle femelle céphalophe à dos jaune est née de l’union entre Gale et Kimbo, le couple hébergé au ZooParc de Beauval, aux côtés des okapis. La mise bas s’est déroulée de manière totalement naturelle, sans intervention des équipes qui ont pu revoir le déroulé grâce aux systèmes de vidéosurveillance installés à l’intérieur du bâtiment. Dans les heures suivant sa naissance, la jeune femelle s’est montré vigoureuse et en très bonne santé, réalisant rapidement sa première tétée. Il s’agit déjà du troisième petit du couple, après les naissances de Malia en 2024 (la première en France) et Nakuru en 2025, confirmant ainsi la bonne adaptation du couple reproducteur et la réussite du suivi mis en place par les équipes animalières. Les céphalophes à dos jaune de Beauval sont actuellement les seuls représentants de leur espèce au sein des parcs zoologiques français. Le couple reproducteur avait rejoint le parc en 2022 après un long transfert depuis deux institutions zoologiques situées aux États-Unis. Malia, la petite née en 2024, a quitté Beauval en septembre 2025 pour rejoindre le ZooParc Overloon aux Pays-Bas, où elle serait désormais gestante à son tour. Quant à Nakuru, le mâle né en 2025, il vit toujours au ZooParc de Beauval mais son départ vers un autre parc zoologique européen est prévu pour les prochaines semaines.

À l’issue d’un vote interne des soigneurs du secteur, la dernière née de la famille a été baptisée Kwilu en référence à une province de la République démocratique du Congo. Celle-ci reste pour l’instant aux côtés de sa mère dans un espace sécurisé où elle bénéficie d’un environnement au calme et sera progressivement visible des visiteurs du parc. Le céphalophe à dos jaune (Cephalophus silvicultor) est originaire des forêts d’Afrique centrale et occidentale. Il est le plus grand représentant des nombreuses espèces de céphalophes et se trouve aujourd’hui classé « Quasi menacé » (NT) sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), principalement en raison de la pression de la chasse et de la dégradation progressive de son habitat naturel. Avec seulement treize individus répartis dans six établissements européens, le céphalophe à dos jaune est malheureusement très peu représenté en captivité en Europe. Pour favoriser sa reproduction et soutenir les efforts de conservation in situ, l’espèce fait l’objet d’un Programme Européen pour les Espèces menacées (EEP) actuellement coordonné par le Zoo de Francfort en Allemagne.
Naissance d’un bongo des montagnes, une antilope au bord de l’extinction
La veille de la naissance de la femelle céphalophe à dos jaune, un autre événement est venu compléter cette dynamique de reproduction chez les antilopes africaines de Beauval avec la naissance d’un bongo des montagnes. La femelle Uzuri a donné naissance à une petite femelle le 12 mars dernier, qui a depuis été prénommée Arielle, et qui reste elle aussi sous la surveillance des soigneurs animaliers. Un premier examen vétérinaire a été réalisé dans les heures suivant la naissance afin de procéder à son identification, son sexage, et permettre de vérifier son état de santé général. La mise bas s’est là encore déroulée sans complication et le nouveau-né a rapidement montré des signes de bonne santé, se levant peu de temps après sa naissance avant d’effectuer sa première tétée. Pour le moment, la mère et sa petite sont maintenues à l’écart du reste du groupe afin de garantir le bon développement de la jeune femelle. Avec cette naissance, le groupe de bongos des montagnes de Beauval compte sept individus avec trois mâles, trois femelles et la dernière née. Le bongo des montagnes (Tragelaphus eurycerus isaaci) est la sous-espèce la plus menacée du bongo et est originaire des zones montagneuses d’Afrique de l’Est. Celle-ci est actuellement classée « En danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN avec une population sauvage estimée à moins d’une centaine d’individus. La survie du bongo des montagnes repose largement sur les programmes de reproduction en captivité, dont un est coordonné à l’échelle européenne par le Chester Zoo au Royaume-Uni, et chaque naissance contribue directement à sa conservation.




