© F. Perroux - Zoo de La Palmyre
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Naissances chez les primates du Zoo de La Palmyre : un jeune chimpanzé et des jumeaux lémurs noirs

Le Zoo de La Palmyre a récemment enregistré des naissances particulièrement importantes chez les primates avec l’arrivée d’un jeune chimpanzé d’Afrique centrale et de jumeaux lémurs noirs, deux espèces menacées faisant l’objet de programmes de reproduction au niveau européen.

Un nouveau petit au sein du groupe de chimpanzés d’Afrique centrale

Le groupe de chimpanzés d’Afrique centrale (Pan troglodytes troglodytes) du Zoo de La Palmyre s’est de nouveau agrandi avec la naissance d’un jeune mâle en avril dernier, premier petit de Flor, une femelle âgée de 15 ans, arrivée dans le groupe à la fin de l’année 2023 depuis un zoo du Portugal. Cette naissance représente une étape importante pour cette femelle qui donne naissance pour la première fois. Les premiers jours de vie d’un jeune chimpanzé sont toujours suivis avec une attention particulière par les soigneurs, l’inexpérience de certaines mères pouvant parfois compliquer l’élevage des nouveau-nés. Dans le cas de Flor, son apprentissage de la maternité a été favorisé par l’observation d’autres femelles expérimentées, aussi bien dans son parc d’origine, où elle avait vu sa propre mère élever son frère, qu’à La Palmyre où elle côtoie depuis son arrivée une femelle élevant un jeune depuis mars 2025. Comme chez tous les primates, le jeune dépend entièrement de sa mère durant ses premières années, accroché en permanence à son pelage et comptant sur elle pour se nourrir, se déplacer et se protéger. Cette relation très étroite joue également un rôle fondamental dans l’apprentissage des comportements sociaux, de la recherche de nourriture ou encore des interactions avec les autres membres du groupe. Cette longue période d’éducation explique le rythme de reproduction particulièrement lent de l’espèce, une femelle ne donnant naissance qu’à un seul petit généralement tous les quatre à cinq ans. La naissance de ce jeune contribue également à renforcer l’intégration de Flor au sein d’un groupe qui compte désormais onze individus, ce qui en fait actuellement le plus grand groupe de chimpanzés d’Afrique centrale hébergé dans un parc zoologique européen. Au-delà de son importance pour le groupe, cette naissance rappelle également la situation préoccupante des chimpanzés dans leur milieu naturel. Les différentes sous-espèces sont confrontées à la destruction et à la fragmentation des forêts ainsi qu’au braconnage, notamment pour le trafic de jeunes animaux. Sur les quatre sous-espèces que compte le chimpanzé dans la nature, le chimpanzé d’Afrique centrale est aujourd’hui classé « En danger d’extinction » (EN) par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), au même titre que le chimpanzé d’Afrique de l’Est (Pan troglodytes schweinfurthii) et le chimpanzé du Nigeria-Cameroun (Pan troglodytes ellioti), tandis que le chimpanzé d’Afrique de l’Ouest (Pan troglodytes verus) est lui considéré comme « En danger critique d’extinction » (CR). Depuis près de quinze ans, le Zoo de La Palmyre et son association Palmyre Conservation soutiennent plusieurs opérations menées par l’Alliance des Sanctuaires Africains ainsi que le sanctuaire J.A.C.K. (Jeunes Animaux Confisqués au Katanga) en République démocratique du Congo, une ONG qui recueille et réhabilite des chimpanzés victimes du trafic illégal.

Une première naissance de lémurs noirs depuis l’arrivée de l’espèce au parc

Autre événement marquant des dernières semaines, la naissance récente de jumeaux chez les lémurs noirs. Il s’agit à la fois des premiers petits de la femelle et de la toute première reproduction de cette espèce au Zoo de La Palmyre depuis son arrivée à la fin de l’année 2025. Ces lémuriens ont d’ailleurs remplacé les lémurs aux yeux turquoise précédemment présentés, transférés dans un autre établissement afin de favoriser la reproduction de l’espèce dans l’ensemble des zoos européens. Originaire des forêts humides de la région de Sambirano, au nord-ouest de Madagascar, le lémur noir est facilement reconnaissable à son important dimorphisme sexuel : les mâles présentent un pelage entièrement noir alors que les femelles arborent un pelage roux-brun accompagné de touffes de poils blancs autour des oreilles. Après environ quatre mois de gestation, la femelle donne généralement naissance à un ou deux jeunes, les naissances gémellaires étant plus fréquentes en parc zoologique. Les nouveau-nés passent leurs premières semaines accrochés au ventre de leur mère avant de progressivement migrer sur son dos où ils poursuivent leur développement jusqu’au sevrage, qui intervient généralement entre six et sept mois. Classé « En danger d’extinction » (EN) par l’UICN, le lémur noir subit une forte diminution de ses effectifs à cause de la déforestation, de la chasse pour la consommation de viande de brousse et du trafic d’animaux sauvages. La population européenne, qui compte désormais 154 individus avec l’ajout des jumeaux nés à La Palmyre récemment, fait l’objet d’un EEP coordonné par le Dudley Zoo en Angleterre. Là encore, le Zoo de La Palmyre et Palmyre Conservation soutiennent depuis de nombreuses années plusieurs programmes de protection des lémuriens à Madagascar. Le parc finance notamment les actions de l’association Helpsimus en faveur des grands hapalémurs et des lémurs à ventre roux dans le sud-est de l’île, ainsi que celles d’IMPACT Madagascar et d’Antongil Conservation qui œuvrent à la sauvegarde des varis roux dans la région de Maroantsetra.

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