© Zoo de La Flèche
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Pour ses 80 ans, le Zoo de La Flèche achève son importante extension et ouvre un nouvel espace pour les hippopotames amphibies

Au Zoo de La Flèche, l’importante extension de 5 hectares initiée en 2023 arrive à son terme cette année. Après de nouveaux espaces dédiés aux lions et aux guépards en 2023 et la création d’une nouvelle plaine africaine en 2024, les années 2025 et 2026 ont permis la création d’une nouvelle ferme pédagogique, l’arrivée de hyènes tachetées et l’inauguration récente d’un nouvel environnement pour les hippopotames amphibies.

Une nouvelle ferme pédagogique et un enclos pour un duo de hyènes tachetées

Avec un hectare d’agrandissement, 45 nouveaux habitants et 7 nouvelles espèces, le Zoo de La Flèche a inauguré en 2025 une nouvelle partie de son extension africaine. Ces nouveautés se sont traduites par la création d’un nouveau parcours périphérique permettant de faire le tour complet de la plaine africaine, inaugurée en 2024, offrant ainsi de nouvelles perspectives d’observation sur les girafes, les zèbres, les autruches et les antilopes. Au cœur de cette nouvelle boucle figure également l’arrivée d’une nouvelle espèce : la hyène tachetée. Deux mâles, aujourd’hui âgés de 14 et 15 ans, sont arrivés l’été dernier en provenance du Zoo de Berlin en Allemagne où ils avaient déjà l’habitude de vivre ensemble. Les deux animaux profitent d’un nouvel enclos de 2500 m² spécialement conçu pour leur espèce avec de l’enrochement sous lequel creuser un terrier, de la végétation, une rivière sèche et un grand bassin où se rafraîchir. La hyène tachetée est l’un des carnivores les plus puissants du continent africain, mais reste encore largement associée, dans l’imaginaire collectif, à une réputation de charognard agressif et peu valorisé. « Au-delà de l’arrivée d’un nouveau carnivore emblématique inscrit dans un Programme Européen d’Élevage (EEP), notre ambition est de rétablir une forme de vérité sur la hyène tachetée, expliquait Cyril Hue, vétérinaire du Zoo de La Flèche, dans un communiqué. C’est une espèce trop souvent mal comprise, victime d’idées reçues tenaces. À travers ce nouvel espace et l’exposition pédagogique qui l’accompagne, nous espérons contribuer à changer le regard du public sur cet animal fascinant. » À quelques pas de ce nouvel enclos, le zoo a également développé une nouvelle ferme pédagogique destinée cette fois à une découverte de la faune domestique. Cette nouvelle ferme se veut accessible aux plus jeunes visiteurs qui ont ici l’occasion d’approcher des animaux domestiques à l’image des cochons, des poules et des chèvres, complétée par plusieurs races comme le canard coureur indien, le mouton du Cameroun et le lapin géant bélier. Enfin, en 2025 toujours, un nouvel enclos consacré aux suricates, désormais présentés en cohabitation avec des tortues sillonnées, a été construit sur la fin de ce parcours périphérique de la plaine africaine. L’installation mise sur la végétalisation et l’enrichissement du décor afin de valoriser les interactions entre les deux espèces et de proposer un environnement plus varié.

Changement d’échelle pour les hippopotames amphibies avec un nouveau territoire

En 2026, à l’occasion des 80 ans du Zoo de La Flèche, le projet africain arrive à son terme avec l’ouverture d’un territoire entièrement consacré aux hippopotames amphibies. Ce nouvel espace de plus de 5000 m² vient compléter le vaste chantier engagé en 2023 autour des grands espaces africains. Il représente un investissement de 1,5 million d’euros pour l’aménagement du territoire lui-même, tandis que l’ensemble du projet annoncé autour de cet univers, incluant de nouveaux hébergements, représente 3 millions d’euros. « Dans la continuité des grands projets africains développés ces dernières années – nouveaux environnements pour les lions, les guépards et les girafes, ainsi que l’arrivée des hyènes tachetées – un territoire entièrement dédié aux hippopotames est désormais créé, déclare Céline Talineau, directrice du Zoo de La Flèche. Cet investissement s’inscrit dans la transformation globale du parc, avec pour priorités l’amélioration du bien-être animal et le développement d’expériences immersives, permettant une rencontre inédite et captivante avec ces animaux emblématiques, présents depuis plus de 20 ans au cœur du parc. » Près de deux années de travail auront été nécessaires aux équipes du parc pour faire sortir de terre cet environnement, conçu comme un territoire inspiré des grands fleuves africains. L’objectif est d’offrir un espace dix fois plus grand que le précédent et de répondre plus précisément au mode de vie semi-aquatique de l’espèce, avec une lagune de 1000 m² entourée de davantage d’espace autour de l’eau, de berges et de zones de repos. « On change complètement d’échelle avec cet espace, indique Anthony Pichonneau, responsable animalier du parc dans un communiqué. Il va nous permettre d’observer des comportements que l’on ne pouvait pas voir jusqu’ici, notamment dans les phases d’interaction entre individus. Avec l’arrivée d’une femelle, on entre dans une nouvelle étape, où l’enjeu sera de laisser le groupe se structurer naturellement. » L’enclos a été inauguré en mai dernier avec l’installation de Masaï, mâle adulte emblématique du parc, qui devrait prochainement être rejoint par une femelle, provenant du Zoo de Barcelone en Espagne, dans le cadre des recommandations du Programme Européen d’Élevage (EEP) de l’espèce, géré par le Zoo d’Olomouc en République Tchèque. Kiboko, le fils de Masai né en 2018, dernier hippopotame à avoir vu le jour au Zoo de La Flèche, est pour le moment resté dans l’enclos historique du parc. Le mode de vie en harem de l’hippopotame amphibie (un mâle pour plusieurs femelles) oblige le parc a organisé le départ de Kiboko vers un autre parc zoologique d’un autre continent prochainement afin de pouvoir accueillir une femelle. Le nouvel habitat a été pensé pour pouvoir accueillir jusqu’à quatre individus, laissant au futur couple la possibilité de se reproduire et d’agrandir le groupe progressivement. L’aménagement extérieur est complété par un bâtiment chauffé de 250 m² disposant lui aussi d’un bassin pour que les hippopotames puissent continuer de s’immerger dans l’eau durant les périodes les plus froides de l’année. Dans la nature, où ses populations subissent notamment la disparition des zones humides, le braconnage et les conflits avec l’Homme, l’hippopotame amphibie est aujourd’hui classé « Vulnérable » (VU) par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

De la plaine africaine aux hippopotames, 12 nouveaux lodges achèvent l’extension

Le Zoo de La Flèche s’est depuis longtemps distingué par son offre de lodges immersifs avec des hébergements donnant notamment sur les ours polaires, les loups arctiques, les tigres, les lions ou les lémuriens. Avec cette nouvelle phase d’extension, le parc poursuit cette stratégie en développant deux expériences supplémentaires : huit lodges face à la plaine africaine en 2025, puis quatre lodges face aux hippopotames en 2026. Les huit premiers, inaugurés à la mi-juin 2025, surplombent directement la plaine africaine. D’une superficie de 60 m² chacun, ils peuvent accueillir jusqu’à six personnes et offrent une vue dégagée sur les girafes, zèbres, autruches et antilopes. Chaque séjour comprend deux jours d’accès au parc, une visite pédagogique réservée aux hôtes, un dîner et un petit-déjeuner, ainsi qu’un accès privatif au parc avant et après son ouverture au public. Ces huit lodges ont aussi la particularité de disposer des premières terrasses entièrement ouvertes sur l’environnement animalier, une première pour les lodges du Zoo de La Flèche qui renforce la sensation d’immersion. La seconde série d’hébergements, directement liée au nouvel espace des hippopotames, se compose de quatre lodges immersifs qui viennent compléter ce nouveau territoire et offrent une vue directe sur la lagune et les zones de vie des animaux. « Depuis plus de dix ans, nous imaginons des hébergements qui permettent à nos visiteurs de vivre une rencontre privilégiée avec les animaux, dans le respect absolu de leur bien-être, explique la directrice du parc. Avec ces nouveaux lodges face aux hippopotames, nous franchissons une nouvelle étape. Ils viennent naturellement prolonger la création de notre nouvelle plaine africaine, un projet majeur qui a profondément transformé cet espace du parc. Nous voulions offrir aux hippopotames un environnement plus vaste, plus naturel et plus adapté à leurs besoins, tout en proposant à nos visiteurs une expérience immersive unique, où l’émotion naît simplement de l’observation du vivant. » Chacun des quatre nouveaux hébergements comprend un vaste espace de vie avec cuisine équipée, salle à manger, salon, ainsi que plusieurs couchages tous orientés vers la lagune. Depuis la terrasse privative, les résidents bénéficient aussi d’un point de vue direct sur l’espace des hippopotames. Ces quatre derniers lodges de l’extension africaine, ouvert aux réservations depuis le 24 juillet dernier, portent à 32 le nombre de lodges au sein du Zoo de La Flèche, une offre complétée par 12 suites situées au niveau des lions et des guépards.

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