© ZooParc de Beauval
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L’essentiel de l’actualité des zoos en France en août 2026

Une fois par mois, Nature et Zoo vous emmène à la découverte des petites et grandes informations qui ont fait l’actualité des zoos et parcs animaliers en France au cours des trente derniers jours. Retrouvez dès maintenant l’essentiel de l’actualité des zoos en France au cours du mois d’août 2026 !

Naissances

Une saison exceptionnelle au Zoo d’Asson avec des naissances d’espèces rares et menacées

Chaque année au Zoo d’Asson, de nombreuses naissances sont enregistrées. Mais cette saison 2026 se distingue par la diversité des espèces concernées ainsi que par le caractère exceptionnel de plusieurs d’entre elles, à l’image des amazones à couronne lilas, des lémurs à front blanc ou encore des céphalophes du Congo.

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/une-saison-exceptionnelle-au-zoo-dasson-avec-des-naissances-despeces-rares-et-menacees-2026/

Une trentaine de naissances enregistrées au printemps à la Réserve Zoologique de la Haute-Touche

Tout au long de l’été, les visiteurs de la Réserve Zoologique de la Haute-Touche ont pu découvrir les plus de 30 naissances enregistrées au sein du parc au cours des derniers mois. L’un des événements les plus marquants du printemps est la naissance, en avril, de trois jeunes dholes, deux mâles et une femelle. Ce canidé originaire d’Asie est classé « En danger d’extinction » (EN) par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). La Réserve Zoologique de la Haute-Touche joue d’ailleurs un rôle majeur dans la préservation du dhole en coordonnant le Programme Européen d’Élevage (EEP) consacré à cette espèce qui ne compte que 160 individus en captivité dans les zoos européens et moins de 2500 à l’état sauvage. Le 22 mai, un lémur couronné est également venu agrandir la famille des primates du parc. Endémique de Madagascar, cette espèce est fortement menacée par la disparition progressive de son habitat naturel. Chez les herbivores, deux zèbres des plaines sont nés les 31 mai et 4 juin, un jeune élan d’Europe le 9 mai, et deux oryx algazelles ont vu le jour les 18 mars et 5 juin. Cette antilope représente l’un des exemples les plus marquants de réussite des programmes internationaux de conservation : déclarée éteinte à l’état sauvage il y a plusieurs décennies, elle a pu être réintroduite dans plusieurs pays grâce aux populations maintenues dans les parcs zoologiques et figure aujourd’hui parmi les espèces « En danger d’extinction » (EN) selon l’UICN. Le printemps a également été marqué par la naissance de deux bouquetins de Nubie, sept daims européens, cinq cerfs sikas du Vietnam (une espèce considérée éteinte dans la nature), quatre cerfs axis et un cobe de Lechwe, venant compléter un carnet rose particulièrement fourni.

Un autre carnet rose 2026 bien rempli pour le Zoo d’Amnéville

Pour le Zoo d’Amnéville aussi le début de l’année a été synonyme de saison de reproduction particulièrement riche avec plus d’une vingtaine de naissances. Parmi les jeunes nés dernièrement figurent notamment quatre coatis roux, trois lynx des Carpates, trois ratons laveurs, deux milans noirs, deux ouistitis pygmées, un pygargue à tête blanche ainsi qu’un vautour fauve. La naissance d’un aigle de Verreaux constitue un succès particulièrement rare puisque seuls 18 individus sont actuellement recensés dans les parcs zoologiques dans le monde et trois naissances ont été enregistrées au cours des vingt dernières années, toutes au Zoo d’Amnéville. Le parc a également obtenu pour la deuxième année consécutive la reproduction du couple de caracaras montagnards, qui a donné naissance à deux petits, tandis qu’un calao de Leadbeater et une chouette de l’Oural ont également vu le jour cette année.

Une antilope rouanne et un talapoin du Gabon ont vu le jour à la Réserve Africaine de Sigean

La Réserve Africaine de Sigean a enregistré, le 29 mai 2026, la naissance de Zeus, un mâle antilope rouanne (Hippotragus equinus). Cette naissance porte à neuf le nombre d’individus du groupe présenté en semi-liberté dans la partie safari du parc. Parmi les plus grandes espèces d’antilopes africaines, l’antilope rouanne fait l’objet d’un EEP auquel la Réserve Africaine de Sigean participe depuis 1996. Le nouveau-né restera dissimulé dans la végétation durant ses premières semaines avant d’intégrer progressivement le troupeau. Classée en « Préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge de l’UICN, l’espèce est tout de même confrontée au braconnage et à la dégradation de son habitat, notamment sous l’effet de l’expansion des zones agricoles. Le 16 juillet, c’est un jeune mâle talapoin du Gabon (Miopithecus ogouensis) qui est né au sein du groupe familial présent dans la Grande Volière de la Réserve Africaine de Sigean. Baptisé Zuko, il est le troisième petit du couple actuellement hébergé au parc, composé de Aitana et Boo, et il rejoint ses deux grands frères, Wakai et Xumi. Classé « Quasi menacé » (NT) par l’UICN, en raison de la chasse et de la perte de son habitat, le talapoin du Gabon, plus petit primate du continent africain, bénéficie lui aussi d’un EEP.

Double naissance de panthères des neiges au ZooParc de Trégomeur

Le ZooParc de Trégomeur a vu naître deux bébés panthères des neiges (Panthera uncia) le 28 avril dernier, la première en France cette année. La femelle Bhavani a donné naissance à deux petits mâles récemment baptisés Riwo et Sanjay par les abonnés aux réseaux sociaux du parc. Restée confidentielle durant les premières semaines afin de préserver la tranquillité de la femelle et de ses petits, cette double naissance constitue une contribution importante à l’EEP de cette espèce classée « Vulnérable » (VU) par l’UICN. Les deux jeunes se développent normalement sous les soins de leur mère et sont suivis attentivement par les soigneurs et vétérinaires du parc. Menacée par la fragmentation de son habitat, la raréfaction de ses proies, les conflits avec les activités humaines et le changement climatique, la panthère des neiges ne compte plus que quelques milliers d’individus à l’état sauvage. Les deux jeunes sont restés auprès de leur mère durant leurs premiers mois de vie avant d’être de plus en plus visibles des visiteurs.

De nouvelles naissances s’ajoutent au carnet rose du Parc zoologique et botanique de Mulhouse

Le Parc zoologique et botanique de Mulhouse enregistre cet été de nouvelles naissances après plusieurs bonnes nouvelles déjà annoncées il y a quelques semaines. Le parc annonce notamment les venues au monde de quatre saïmiris à tête noire (Saimiri boliviensis), six flamants des Caraïbes (Phoenicopterus ruber) et deux ibis chauves (Geronticus eremita). Chez les saïmiris, les quatre jeunes sont issus de trois portées différentes et ont tous pour père Kankuro, un mâle de 6 ans arrivé au parc en décembre 2025 depuis la Réserve Zoologique de Calviac. Nés entre le 24 juin et le 3 juillet, les jeunes restent agrippés au dos de leurs mère durant leurs premières semaines de vie. Pour les flamants des Caraïbes, les six poussins ont quant à eux été incubés à la Maison de l’éclosion du parc avant d’être replacés sous leurs parents au moment de leur naissance. La reproduction de l’ibis chauve quant à elle représente un événement particulier pour la conservation de l’espèce avec deux jeunes nés le 23 juin dernier. Longtemps considéré comme « En danger critique d’extinction » (CR) selon l’UICN, l’ibis chauve est désormais classé « En danger d’extinction » (EN). Malgré une population sauvage qui ne compterait que 200 à 250 individus actuellement, l’espèce se reproduit bien en captivité et doit sa survie en partie grâce aux actions de reproduction et aux réintroductions menées par les parcs zoologiques européens, dont le Parc zoologique et botanique de Mulhouse.

Quatre petits guépards naissent au Zoo de La Flèche

Le Zoo de La Flèche a enregistré une naissance particulièrement attendue au printemps dernier avec une première portée de jeunes guépards nés dans son nouveau centre de reproduction exclusivement dédié à cette espèce ! Désormais âgés d’un peu plus de trois mois, les quatre guépardeaux sont en bonne santé et sont actuellement élevés par leur mère dans un espace non visible du public. Les visiteurs du parc devront attendre encore quelques semaines avant de pouvoir les découvrir.

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/quatre-petits-guepards-naissent-au-zoo-de-la-fleche/

Le carnet rose des dernières semaines

1 mandrill au Zoo de La Palmyre / 1 colobe guéréza et 1 héron garde-bœufs au Zoo de La Flèche / 1 tamarin empereur au Lumigny Safari Reserve / Plusieurs saïmiris du Pérou à la Vallée des Singes / 1 tamarin de Goeldi à Bio-Topia Dunkerque / 2 ouistitis de Geoffroy, 2 nandous d’Amérique et 4 ombrettes africaines au CERZA / 2 gazelles de Mhorr au Parc Zoologique de Paris / 1 oryx algazelle au PAL / 1 zèbre de Grévy et 4 potamochères roux au Touroparc Zoo / 1 pécari du Chaco au Spaycific’Zoo / 2 pandas rouxe et 2 bisons d’Amérique au Safari de Peaugres / 2 pandas roux au Zoo de Champrépus / 1 panda roux et 1 ibis rouge à l’Espace Zoologique de Saint-Martin-la-Plaine / 1 panda roux au ZooParc de Beauval / 1 panda roux à la Ménagerie du Jardin des Plantes / 3 suricates au Bioparc de Doué-la-Fontaine / 3 suricates au Parc animalier de La Barben / 2 agoutis d’Azara au ZOA de Sanary-sur-Mer / 1 manchot du Cap au Zoo des Sables / 1 goura de Sclater au Parc des Oiseaux / 5 sarcelles de Bernier à la Citadelle de Besançon / 2 grues royales à Exotic Park / 2 petits-ducs à face blanche au Rocher des Aigles / 3 harfangs des neiges et 2 couleuvres à nez retroussé au Zoo d’Amnéville / 1 scinque à langue bleue à Reptiland / Plusieurs lézards à collerette et 5 varans de Mac Rae à Planet Exotica /

Transferts

Les Terres de Nataé accueillent temporairement des animaux du Jardin animalier de Monaco

Les Terres de Nataé ont récemment reçu plusieurs nouveaux individus de plusieurs espèces différentes ! Certains sont issus de programmes internationaux de reproduction, à l’image de Kiano, le nouveau mâle girafe, d’autres proviennent du Jardin Animalier Rainier III de Monaco, dont les futurs travaux nécessitent le déplacement des animaux.

Retrouver notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/les-terres-de-natae-accueillent-temporairement-des-animaux-du-jardin-animalier-de-monaco/

Une nouvelle femelle jaguar s’installe au ZooParc de Beauval

Arrivée cet été en provenance du Zoo de Stuttgart en Allemagne, Taima, une femelle jaguar de 8 ans, découvre progressivement le ZooParc de Beauval où son histoire familiale est intimement liée à celle des jaguars historique du parc. Née le 28 novembre 2017 au Zoo de Sóstó en Hongrie, Taima a rejoint le ZooParc de Beauval le 22 juillet dernier dans le cadre du Programme d’Élevage Européen (EEP) de l’espèce. Le voyage s’est déroulé sans difficulté et la femelle s’est rapidement appropriée son nouvel environnement. Depuis son arrivée, elle a séjourné durant quelques semaines dans son bâtiment afin de prendre progressivement ses repères et a pu découvrir son espace extérieur du Bois des Fauves récemment. Son arrivée intervient toutefois dans un contexte particulier pour les jaguars de Beauval puisque les deux jaguars historiques du parc, présents depuis 20 ans, sont décédés cette année : Miguel, le mâle, disparu en avril dernier, et Laetitia, la femelle, décédée quelques semaines après l’arrivée de Taima. Cette dernière appartient directement à la lignée historique des jaguars du ZooParc de Beauval puisque sa mère, Sangha, est née dans le parc en mars 2013, de l’union de Laetitia et Miguel. Taima est donc la petite-fille des deux jaguars qui ont marqué l’histoire de Beauval marquant une résonnance particulière pour les équipes animalières et pour la continuité de leur installation qui pourrait connaître une rénovation dans les années à venir. À plus long terme, l’établissement souhaite également accueillir un nouveau mâle afin d’éventuellement constituer un futur couple reproducteur.

Nouveautés

La Ferme aux Crocodiles accueille ses premiers mammifères avec l’arrivée d’un couple de mangoustes jaunes

La Ferme aux Crocodiles dans la Drôme ouvre un nouveau chapitre de son histoire : plus de trente ans après son ouverture, le parc drômois accueille pour la première fois des mammifères avec l’arrivée récente d’un couple de mangoustes jaunes !

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/arrivee-de-mangoustes-jaunes-a-la-ferme-aux-crocodiles-2026/

En 2026, le ZooParc de Beauval inaugure Bucolia et les Terres Rouges et accueille plusieurs nouvelles espèces

Au printemps 2026, le ZooParc de Beauval a inauguré plusieurs nouveautés majeures ! Une vaste ferme pédagogique, baptisée « Bucolia », consacrée aux races domestiques anciennes, ainsi que « Les Terres Rouges », un nouvel espace immersif inspiré du bush australien ont ouvert leurs portes en avril avec de nombreuses nouvelles races et espèces différentes. Dans le même temps, le parc accueille également une nouvelle espèce de primates : l’atèle à face rouge.

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/le-zooparc-de-beauval-inaugure-bucolia-et-les-terres-rouges-et-accueille-plusieurs-nouvelles-especes/

Le Parc de Branféré ouvre son nouvel espace dédié aux espèces malgaches

Le Parc de Branféré enrichit sa saison 2026 avec son nouvel espace consacré à la faune malgache, conçu pour répondre aux besoins des lémuriens et des tortues rayonnées. Inauguré le 4 juillet dernier, ce bâtiment-jardin d’hiver vitré permet d’observer les animaux quelles que soient les conditions météorologiques. Un réseau de tunnels suspendus relie l’espace intérieur aux îles végétalisées extérieures déjà existantes, favorisant les déplacements des primates et leur observation par les visiteurs. Le groupe de makis cattas, longtemps composé uniquement de mâles, redevient aujourd’hui reproducteur avec l’arrivée récente de nouvelles femelles. Ces derniers ont été rejoint récemment par deux nouvelles espèces classées « En danger critique d’extinction » (CR) : la tortue rayonnée et l’hapalémur du Lac Alaotra. En septembre, ce sont les varis roux, déjà présents ailleurs dans le parc, qui viendront compléter cette nouvelle zone de mixité dédiée à la faune malgache. Ce nouvel équipement met en lumière les enjeux de conservation de la biodiversité malgache, fortement affectée par la déforestation, le trafic illégal et la disparition des habitats. Retrouvez notre article complet sur les dernières nouveautés du Parc de Branféré au lien suivant : https://natureetzoo.fr/immersion-en-amerique-du-sud-en-2025-et-a-madagacar-en-2026-pour-le-parc-de-branfere/

Deux hyènes tachetées s’installent à la Réserve Africaine de Sigean en 2026

La Réserve Africaine de Sigean accueille une nouvelle espèce de carnivore africain cette année avec l’arrivée de deux hyènes tachetées ! Deux jeunes femelles ont rejoint le parc il y a quelques semaines en provenance d’un parc zoologique hollandais et sont d’ores et déjà visibles des visiteurs dans la partie pédestre de la Réserve.

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/deux-hyenes-tachetees-sinstallent-a-la-reserve-africaine-de-sigean-en-2026/

Un couple de fennecs saisis trouve refuge à Biotropica

Après plusieurs années d’absence, les fennecs font leur retour à Biotropica avec l’arrivée d’un nouveau couple cet été ! Baptisés Fenny pour le mâle et Zerda pour la femelle, les deux animaux ont été saisis chez un particulier et bénéficient désormais d’un nouvel environnement adapté à leurs besoins.

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/un-couple-de-fennecs-saisis-trouve-refuge-a-biotropica/

Les orangs-outans de la Ménagerie du Jardin des Plantes découvrent un nouvel espace en 2026

Après plusieurs années de conception et de travaux, La Ménagerie du Jardin des Plantes a ouvert au printemps dernier un nouvel espace extérieur consacré à ses orangs-outans de Bornéo ! Pour comprendre les coulisses de ce projet, nous avons rencontré Aude Bourgeois, directrice et vétérinaire à la Ménagerie du Jardin des Plantes, directement sur place. Une rencontre qui nous permet de vous proposer un nouvel article long format associé à un épisode de notre podcast en immersion au parc.

Retrouvez notre article et notre épisode de podcast au lien suivant : https://natureetzoo.fr/ouverture-du-nouvel-espace-des-orangs-outans-de-la-menagerie-du-jardin-des-plantes-2026/

Décès

Le Zoo de Bordeaux-Pessac annonce le décès de son mâle gibbon et de l’une de ses girafes

Le Zoo de Bordeaux-Pessac a annoncé fin juillet le décès de James, son mâle gibbon à mains blanches âgé d’environ 30 ans. Présent depuis de nombreuses années au sein du parc, il avait marqué les esprits de ses soigneurs et des visiteurs par sa personnalité et ses petites habitudes. « Son absence laisse aujourd’hui un grand vide auprès de ceux qui l’ont accompagné et aimé au quotidien, détaille le parc sur ses réseaux sociaux. Nous garderons précieusement en mémoire tous les beaux moments partagés avec lui. Repose en paix, James. » Avec sa partenaire Jessica, James avait eu plusieurs petits au fil des années. Celle-ci se porte bien et fait actuellement l’objet d’une surveillance attentive de la part des équipes afin de veiller à son bien-être après cette disparition. Malheureusement, le parc a également partagé le décès de l’une de ses girafes, Elina, à l’âge de 20 ans. Sa mère, Élisa, est toujours présente au parc et fait elle aussi l’objet d’un suivi de la part des équipes du parc.

Un autre primate décède au Parc Zoo du Reynou

Le Parc Zoo du Reynou annonce de son côté la disparition de Haja, une femelle vari noir et blanc, décédée début août à l’âge de 31 ans. Arrivée en 1998, Haja était l’une des doyennes du parc et avait accompagné l’évolution des équipes et des installations pendant près de trois décennies. « Elle aura marqué tous ceux qui ont partagé son quotidien par la force de son caractère. Têtue, grognon, espiègle mais aussi profondément attachante, Haja laissera une empreinte indélébile dans nos cœurs. »

Conservation

Né en Belgique et élevé au ZooParc de Beauval, un jeune gypaète barbu réintroduit dans les Alpes allemandes

Le ZooParc de Beauval a récemment organisé le transfert d’un jeune gypaète barbu vers l’Allemagne dans le but de le réintroduire dans la nature. Recueilli quelques jours après sa naissance puis élevé au sein du parc, l’oiseau a rejoint le site de réintroduction le 24 juin dans le cadre d’un projet européen de restauration des populations sauvages coordonné par le Vulture Conservation Foundation (VCF). Début mai, deux oisillons de gypaètes barbus sont nés à Pairi Daiza en Belgique. Généralement chez cette espèce, un seul jeune est élevé chaque année : lorsque deux petits naissent, la compétition alimentaire est telle que le second ne survit que rarement. Afin de lui offrir une chance de grandir, ce deuxième poussin a été confié au ZooParc de Beauval dans le cadre de l’EEP de l’espèce. À son arrivée à Beauval, le jeune oisillon a été violemment attaqué par la femelle avant d’être récupéré à temps pour n’être élevé que par le mâle du couple. Âgé de 90 jours au moment de son départ, le jeune gypaète a été installé dans un nid aménagé sur une falaise du parc national de Berchtesgaden en Allemagne, qu’il a partagé avec un second oisillon issu du Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie. Durant les trois premières semaines suivant leur installation, les deux jeunes rapaces ont été nourris directement au nid deux fois par semaine avec des os et de la viande de chamois prélevés dans le parc national. Les équipes du programme assureront une surveillance permanente jusqu’à l’envol des oiseaux. Équipés de balises GPS, ils seront également suivis afin d’accompagner leurs premiers mois de vie en milieu naturel.

Une étude génétique sur le cacatoès noir menée par le Muséum National d’Histoire Naturelle et le ZooParc de Beauval

Une étude menée par le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), Le ZooParc de Beauval et son association Beauval Nature, a mis en évidence une lignée génétique jusqu’alors inconnue chez le cacatoès noir (Probosciger aterrimus) ou microglosse noir. Réalisée dans le cadre de l’EEP de cette espèce et publiée dans la revue scientifique Conservation Genetics, cette étude a permis l’analyse de l’ADN de 50 individus actuellement hébergés dans des parcs zoologiques européens, révélant une génétique très différentes chez 9 oiseaux, tous issus de saisies douanières et probablement originaires de l’Île de Yapen en Indonésie. Le niveau observé est suffisamment important pour envisager l’existence d’une espèce distincte dont le statut taxonomique et l’aire de répartition devront être confirmés par des travaux complémentaires. Cette population pourrait être particulièrement vulnérable car des prélèvements importants d’animaux sauvages auraient déjà été signalés sur Yapen. Classé « Quasi menacé » (NT) par l’UICN, le cacatoès noir bénéficie d’un programme européen de conservation (EEP) justement coordonné par le ZooParc de Beauval. Cette découverte souligne l’intérêt des populations zoologiques pour l’étude de la diversité génétique et l’identification de nouvelles espèces ou sous-espèces. Le ZooParc de Beauval héberge actuellement 8 individus, dont les données contribuent à ce programme de recherche, et fait partie des trois parcs zoologiques français et de la vingtaine en Europe à abriter cette espèce.

Divers

Une intervention vétérinaire innovante pour un maki catta du Parc animalier de Sainte-Croix

Le Parc animalier de Sainte-Croix a annoncé le succès d’une intervention chirurgicale réalisée sur Bilbo, un maki catta (Lemur catta) atteint d’un pseudo-anévrisme de l’artère fémorale menaçant de rupture. Face à l’absence de solution vétérinaire confirmée pour cette pathologie rare chez un primate, le parc a sollicité l’expertise de l’IHU de Strasbourg (Institut hospitalo-universitaire). Une équipe associant chirurgiens, vétérinaires, spécialistes de l’imagerie et de la modélisation 3D a préparé l’intervention grâce à une reconstruction anatomique issue d’un scanner, permettant de planifier précisément les gestes opératoires et le matériel nécessaire. Afin de limiter le stress de l’animal, l’équipe s’est déplacée au Parc de Sainte-Croix pour réaliser l’opération sur place qui a permis de sauver le maki catta, désormais réintégré auprès de son groupe.

Deux tamarins empereurs âgés d’environ trois semaines dérobés au Zoo de La Palmyre

Le Zoo de La Palmyre a été victime d’une intrusion dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026 au cours de laquelle deux jeunes tamarins empereurs âgés d’environ trois semaines ont été dérobés. Selon les premiers éléments, le ou les auteurs ont découpé le grillage du parc avant de forcer le cadenas de l’installation. Encore totalement dépendants de leurs parents et ne pesant que quelques dizaines de grammes, les deux jeunes sont particulièrement vulnérables, la séparation brutale de leur groupe familial et le stress du transport et de leur détention pourraient rapidement compromettre leur survie. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Rochefort afin de tenter de retrouver les animaux et d’identifier les auteurs du vol. Originaire des forêts primaires et secondaires du sud-ouest de l’Amazonie, le tamarin empereur n’est pas considéré comme menacé d’extinction actuellement, il fait cependant l’objet d’un EEP et fait malheureusement partie des espèces régulièrement victimes de vols dans les parcs zoologiques.

Entre les intempéries et les incendies, plusieurs parcs zoologiques français durement touchés cet été

Les épisodes météorologiques extrêmes de l’été 2026 ont touché plusieurs parcs zoologiques à travers le pays, entraînant des fermetures temporaires, parfois d’importants dégâts matériels et, dans un cas, la perte d’un jeune animal. Au Zoo de La Flèche, les violents orages accompagnés de fortes rafales qui ont frappé la Sarthe à la mi-juillet ont provoqué la chute d’une trentaine d’arbres, dont un chêne bloquant l’accès à plusieurs secteurs, ainsi que des dommages sur une volière. Aucun animal ni visiteur n’a été blessé et le parc a pu rouvrir rapidement après une journée consacrée à la sécurisation du site. En Dordogne, la Réserve Zoologique de Calviac a été contrainte de fermer plusieurs semaines à la suite des orages de cette même période. Après d’importants travaux de remise en état, soutenus par une forte mobilisation de l’équipe et de bénévoles locaux, le parc a pu rouvrir ses portes le 1er août. Le Parc Australien de Carcassonne a quant à lui été touché par un incendie qui a ravagé environ 70 hectares tout début août. Le personnel a pu évacuer les animaux vers des installations provisoires, mais deux jeunes kangourous sont tombés de la poche de leur mère lors de l’opération. L’un d’eux, baptisé Hoshi, brûlé sur plus de 70 % du corps, a malheureusement dû être euthanasié. Le second, baptisé Phoenix, est quant à lui resté sous surveillance de l’équipe animalière. Les clôtures du parc ont résisté aux flammes et le débroussaillage réalisé régulièrement a contribué à limiter les dégâts.

Le Zoo de Fréjus, ouvert depuis 55 ans, a fermé ses portes définitivement ce dimanche 30 août 2026

Après 55 années d’activité, le Zoo de Fréjus dans le Var a définitivement fermé ses portes au public le dimanche 30 août 2026, contraint de quitter son site historique après la vente du terrain en 2024 et en l’absence de solution de relocalisation. Lors de sa reprise en janvier 2025, le projet était de transférer l’établissement sur un nouveau terrain de la commune afin de développer un parc repensé. Ouvert depuis 1971, il accueille aujourd’hui environ 450 animaux dont le transfert vers d’autres structures zoologiques en France et en Europe sera organisé progressivement ces prochaines semaines, en lien avec les autorités compétentes. Depuis 2025, un important travail a été engagé sur le suivi vétérinaire, le recrutement et la formation de nouveaux employés et la constitution de dossiers individuels détaillant l’état de santé, l’alimentation, les comportements et les besoins de chaque animal afin de faciliter les transferts dans les futurs établissements. Si le site historique du Zoo de Fréjus disparaît, l’équipe entend poursuivre ses démarches pour identifier, dans les prochaines années, un terrain susceptible d’accueillir de nouveau un parc zoologique sous une nouvelle forme.

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