© Stéphane Denis
Oiseaux

Pélican blanc

> Généralités

Avec un poids pouvant avoisiner les 15 kilos, le pélican blanc compte parmi les plus lourds oiseaux capables de voler. Il se caractérise par un plumage entièrement blanc, à l’exception du dessous des ailes dont les rémiges sont noires. L’oiseau passe beaucoup de temps à lustrer ce plumage afin de le rendre imperméable.

Cet oiseau possède des pattes palmées rosées à rougeâtre mais sa caractéristique la plus remarquable reste sans doute sa poche gulaire jaunâtre qui se retrouve sous son bec massif. Cette dernière peut stocker un important volume d’eau ou de poissons. Le bec du pélican lui sert aussi de soufflet afin d’abaisser sa température corporelle.

Chez le pélican blanc, les mâles sont plus gros que les femelles et possèdent une huppe à l’arrière de la tête.

> Répartition et habitat

L’aire de répartition du pélican blanc est assez vaste puisque qu’on peut le rencontrer de l’Est de l’Europe jusqu’en Asie centrale en passant par le Proche-Orient, ainsi qu’en Afrique tropicale et méridionale. Près de la moitié des effectifs du pélican blanc se concentre dans le delta du Danube, une zone géographique située en Roumanie et en Ukraine. 

Les populations africaines sont sédentaires alors que celles d’Europe et d’Asie sont migratrices. Les pélicans blancs sont d’excellents planeurs et utilisent les courants aériens pour se déplacer. Ils sont capables de voler sans s’arrêter durant 24 heures et peuvent ainsi parcourir plus de 500 kilomètres par jour !

Cet oiseau aquatique vit sur les lacs bordés d’une épaisse végétation, dans les estuaires, les deltas, les lagunes et les marécages. On le retrouve également au niveau des zones côtières.

> Régime alimentaire

Le pélican blanc est essentiellement piscivore, c’est-à-dire qu’il se nourrit de poissons comme des carpes ou des cichlidés. Il fait preuve d’un appétit vorace et en consomme entre 1 et 1,5 kilo quotidiennement.

Fait rare chez les oiseaux, le pélican blanc est un adepte de la pêche collective ! En effet, il chasse en groupe de façon coordonnée. Les pélicans forment un demi-cercle et avancent lentement à la surface de l’eau afin de rabattre les poissons vers le rivage. Ils peuvent ainsi les attraper plus facilement en utilisant leur bec comme une épuisette.

> Vie sociale et reproduction

Les pélicans blancs sont des oiseaux grégaires vivant en grandes colonies pouvant rassembler quelques dizaines à plusieurs milliers d’individus. Ils se reposent, se déplacent, se nourrissent et nichent ensemble.

Lors de la saison des amours, qui a lieu entre avril et juin en Europe, le plumage des mâles prend une teinte rosée très pâle.

La femelle pond 2 œufs dans un nid édifié sur un amas de roseaux, un banc de sable ou un rocher. Les deux parents couvent alternativement pendant environ un mois. Les poussins sont ensuite élevés durant deux mois dans une crèche, sous la surveillance de plusieurs adultes. Ils trouvent le poisson dans la poche gulaire de ces derniers.

Les jeunes pélicans sont nidicoles et prennent leur premier envol vers 65 à 70 jours.

> Menaces et conservation

À l’échelle mondiale, le pélican blanc est classé en « Préoccupation mineure » (LC) par l’UICN et n’est donc pas considéré comme une espèce menacée. Cependant, les populations déclinent en Europe, il ne resterait par exemple plus qu’une cinquantaine de couples en Grèce.

Ces oiseaux sont victimes de la dégradation de leur habitat naturel causée par l’assèchement des zones humides, le développement de l’agriculture et l’industrialisation. Ils souffrent également de la pollution des eaux par les pesticides et les métaux lourds.

Les dérangements fréquents par les pêcheurs, la chasse ainsi que les collisions avec des lignes électriques contribuent aussi à la diminution des populations de pélicans blancs.

> En parc zoologique

Il est possible d’observer le pélican blanc dans quasiment une vingtaine de zoos en France, où il participe souvent à des représentations d’oiseaux en vol libre. Découvrez la liste des parcs zoologiques qui hébergent des pélicans blancs.

L’espèce ne fait l’objet ni d’un Programme Européen pour les Espèces menacées (EEP), ni d’un Stud-Book Européen (ESB).

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