© ZooParc de Beauval
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Reptiles

Dragon de Komodo

> Généralités

Avec une longueur de 3 mètres et un poids pouvant dépasser les 100 kilos, le dragon de Komodo est le plus grand lézard au monde. Appelé aussi varan de Komodo, cet imposant reptile se caractérise par une peau cuirassée gris noir et une longue queue puissante et musclée. 

> Répartition et habitat

Le dragon de Komodo se rencontre en Indonésie, où il est endémique des îles de Komodo, Florès, Rinca, Gili Motang, Gili Dasami et Nusa Kode. 

Il fréquente les savanes et les prairies tropicales, ainsi que les forêts tropicales sèches, à basse altitude.

> Régime alimentaire

Le régime alimentaire du dragon de Komodo est essentiellement composé de charognes, qu’il a préalablement tuées à l’aide de son puissant venin. Ce lézard est un féroce prédateur et peut s’attaquer à des proies de toutes tailles, des oiseaux et petits reptiles jusqu’aux cerfs et aux buffles, en passant par des cochons, des sangliers, des chèvres ou encore des singes.

Pour chasser, ce terrible lézard est doté de deux armes redoutables. La première est un cocktail de 57 souches de bactéries qui se propagent dans le corps de la proie lorsque le dragon la mord. La seconde est un puissant venin à l’action à la fois anticoagulante et hypertensive, c’est-à-dire qu’elle empêche la cicatrisation de la plaie tout en augmentant la pression artérielle et le rythme cardiaque de la proie. Le dragon n’a alors qu’à mordre une fois et attendre que sa proie tombe suite à une infection ou une sévère hémorragie.

À noter que près de 10 % de l’alimentation du dragon de Komodo est constituée d’autres dragons ! Afin de limiter les populations et la concurrence sur son territoire, ce lézard peut aller jusqu’à dévorer les œufs de ses congénères ou les très jeunes individus. Pour se protéger de ce cannibalisme, les petits à peine nés se cachent dans les arbres où les adultes ne peuvent pas les atteindre. 

> Vie sociale et reproduction

Le dragon de Komodo est un reptile ovipare et polygame, sa saison des amours ayant lieu entre mai et août. La femelle pond entre 20 et 30 œufs dans un terrier sous le sol ou dans un nid d’oiseau abandonné. L’incubation dure de 7 à 8 mois mais la plupart des œufs se font dévorer par des dragons adultes pour limiter la concurrence.

Pour se reproduire, le dragon de Komodo utilise parfois un mode de reproduction assez rare appelé la parthénogénèse. Ce phénomène permet à des populations constituées uniquement de femelles de se reproduire en l’absence de mâle ! Elles pondent des œufs viables qui donneront à coup sûr une population de jeunes mâles, permettant de perpétuer la reproduction de l’espèce. Ce mode de reproduction s’observe en particulier sur des îlots isolés mais aussi en parc zoologique et se rencontre chez d’autres reptiles, ainsi que chez quelques poissons et amphibiens.

> Menaces et conservation

Deux principales menaces pèsent sur le dragon de Komodo. La première est la dégradation de son habitat due à l’urbanisation, la pollution, le tourisme ainsi que les catastrophes naturelles. La seconde, c’est le braconnage pour sa peau ou pour la vente illégale d’animaux exotiques. Mais ce colosse est aussi menacé par la réduction du nombre de ses proies.

Aujourd’hui, la population de dragons de Komodo est estimée à moins de 1 500 individus matures. L’espèce est classée « En danger d’extinction » (EN) sur la liste rouge de l’UICN.

> En parc zoologique

Le dragon de Komodo est actuellement présenté dans seulement 3 parcs zoologiques en France.

L’espèce fait l’objet d’un Programme Européen pour les Espèces menacées (EEP), géré par le Zoo de Chester, en Angleterre.

 

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