© ZooParc de Beauval
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L’essentiel de l’actualité des zoos en France en octobre 2026

Une fois par mois, Nature et Zoo vous emmène à la découverte des petites et grandes informations qui ont fait l’actualité des zoos et parcs animaliers en France au cours des trente derniers jours. Retrouvez dès maintenant l’essentiel de l’actualité des zoos en France au cours du mois d’octobre 2026 !

Naissances

À Biotropica, les paresseux, zorilles du désert et ratons crabiers ont donné naissance à des petits cet été

Entre le printemps et l’été 2026, plusieurs nouveaux jeunes animaux ont vu le jour à Biotropica avec des naissances remarquables chez les loutres naines d’Asie, les paresseux à deux doigts, les ratons crabier ou encore les zorilles du désert. « Nous avons eu la chance d’avoir encore cette année des naissances chez les deux espèces de chauves-souris géantes présentes à Biotropica, les renards-volants de Lyle et les roussettes de Livingstone, indique Rachel Delarivière, soigneuse animalière, dans un communiqué de presse. C’est toujours un plaisir d’arriver un matin et de voir un petit accroché sur le ventre de sa mère ! » De très bonnes nouvelles pour ces deux espèces respectivement classées « Vulnérable » (VU) et « En danger d’extinction » (EN) sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Chez les paresseux à deux doigts, Biotropica a récemment enregistré la quatorzième naissance chez cette espèce depuis 2015. « Ce sont trois générations qui cohabitent avec actuellement trois petits qui ont respectivement 1 an et demi, 1 an, et deux mois, en plus des quatre adultes, ajoute François Huyghe, directeur et vétérinaire du parc. Et tous se portent comme des charmes ! » Au cœur du parcours extérieur, les naissances se sont là aussi succédées ces derniers mois avec un petit chez les loutres naines d’Asie, une espèce classée « Vulnérable » (VU) par l’UICN, et un nouveau petit, une femelle, chez les ratons crabiers. « Les ratons crabiers sont présents dans très peu de parcs zoologiques à travers le monde, une naissance comme celle-ci est toujours importante ! » L’espèce n’est présentée que dans six parcs zoologiques à travers l’Europe avec une population de moins d’une vingtaine d’individus. Cette petite population ne compte que quatre femelles et avec cette nouvelle naissance, Biotropica en abrite trois aujourd’hui. Enfin, dans le secteur de la Brousse africaine, les zorilles du désert compte également un nouveau petit depuis né cet été, resté caché durant ses premières semaines de vie et ressemblant désormais à un jeune adulte.

Trois jeunes rayées sont nées au Parc animalier de La Barben

Le Parc animalier de la Barben a enregistré la naissance de trois hyènes rayées en juin dernier ! Cette portée, composée de deux femelles et un mâle, est la deuxième du couple formé par Yuvatee et Ed, les parents, et la quatrième enregistrée à La Barben en l’espace de dix ans !

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/trois-jeunes-hyenes-rayees-sont-nees-au-parc-animalier-de-la-barben-2026/

Dix crocodiles du Nil éclosent naturellement à la Ferme aux crocodiles

En août dernier, dix crocodiles du Nil (Crocodylus niloticus) ont éclos sans intervention humaine ni incubation artificielle dans un enclos extérieur de la Ferme aux Crocodiles. Il s’agit d’un événement inédit pour un parc zoologique français qui serait directement lié aux conditions climatiques exceptionnelles qu’a connu le pays durant l’été. Les équipes animalières du parc récupèrent habituellement les pontes des femelles crocodiles du Nil pour placer les œufs en incubateurs car les températures nocturnes en France ne permettent pas de garantir une incubation complète à l’extérieur de la serre tropicale. Le développement embryonnaire du crocodile du Nil nécessite en effet une température relativement stable, de l’ordre de 30 à 32°C pendant environ trois mois. En 2026, les vagues de chaleur successives ont maintenu le sable de l’enclos à une température suffisante sur toute la période d’incubation, permettant aux embryons de se développer jusqu’à éclore fin août. Repérés par des visiteurs, les dix nouveau-nés étaient tous en bonne santé et ont été placés sous surveillance en nurserie avant leur présentation au public.

Le Parc animalier d’Auvergne annonce la naissance d’un atèle à ventre blanc

Le Parc animalier d’Auvergne a enregistré la naissance d’un atèle à ventre blanc (Ateles hybridus), un primate sud-américain classé « En danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN. Cette espèce est principalement menacée par la destruction et la fragmentation de son habitat forestier ainsi que par le braconnage. Le jeune se développe normalement et reste solidement agrippé à sa mère, un comportement caractéristique des premiers mois chez ces primates arboricoles. Les atèles sont spécialisés dans les déplacements dans la canopée : leurs longs membres et leur queue préhensile leur permettent de se suspendre aux branches et de progresser dans les arbres. Frugivores en grande partie, ils jouent un rôle écologique important dans la dispersion des graines et contribuent ainsi au renouvellement des forêts tropicales. La disparition progressive de ces milieux menace directement leurs populations sauvages alors que leur faible densité et leur sensibilité aux perturbations rendent leur conservation particulièrement complexe. Dans ce contexte, la naissance enregistrée au Parc animalier d’Auvergne s’inscrit dans le cadre du Programme Européen d’Élevage (EEP) consacré à l’atèle à ventre blanc. Elle illustre également la stratégie « Horizon 2028 » du Parc animalier d’Auvergne qui vise à consacrer 100 % du parc aux espèces menacées. D’autres naissances ont également marqué la saison estivale du parc, avec un cerf sika du Vietnam (Cervus nippon pseudaxis), une espèce considérée comme « Éteinte à l’état sauvage » (EW), un cerf de Thorold (Cervus albirostris), classé « Vulnérable » (VU), ainsi qu’un lémur couronné (Eulemur coronatus), classé « En danger d’extinction » (EN).

Deux jeunes calaos papous voient le jour au Jardin Zoologique Tropical

Deux calaos papous (Rhyticeros plicatus) ont éclos cette année au Jardin Zoologique Tropical de La Londe-les-Maures. Après plusieurs mois cachés dans le nid auprès de leur mère, le premier jeune a quitté le nid le 20 août, suivi du second huit jours plus tard. Leur sœur aînée, née au parc en 2025, a participé au nourrissage de cette nouvelle portée. Restée auprès de ses parents, elle a épaulé le mâle pour l’approvisionnement en nourriture de la femelle et des deux jeunes pendant toute la période où ils demeuraient dans la cavité de nidification. Chez les calaos, la reproduction repose sur une organisation parentale particulière puisqu’après la ponte, la femelle s’enferme presque entièrement dans une cavité en obstruant l’entrée et dépend entièrement du mâle pour son alimentation, puis celle des oisillons. Les jeunes présentent dans un premier temps des couleurs proches de celles du mâle avant de voir leur plumage évoluer, permettant de connaître leur sexe. Les deux sexes sont facilement reconnaissables chez le calao papou, le mâle possède une tête et un cou beaucoup plus clairs tandis que ceux de la femelle sont noirs. Les deux nouveaux individus ont déjà presque atteint la taille de leurs parents mais l’un d’eux peut déjà être identifié comme étant une femelle. Au Jardin Zoologique Tropical, les calaos occupent une place particulière puisque le parc en abrite actuellement sept espèces différentes, dont plusieurs couples qui se reproduisent régulièrement. En 2025, quatre jeunes calaos de différentes espèces sont nés au parc, parmi lesquels la grande sœur qui a participé cette année à l’élevage de la nouvelle génération.

Une fin d’été riche en naissances au ZooParc de Beauval

Le ZooParc de Beauval a connu une période de naissances particulièrement active entre juillet et septembre 2026 avec plusieurs naissances parmi ses mammifères et ses oiseaux. Parmi les événements marquants figure la naissance d’une femelle lamantin des Caraïbes (Trichechus manatus), née dans la nuit du 28 au 29 août au sein du Dôme Équatorial. La jeune femelle affichait déjà 34 kg pour 1,30 m lors de ses premières mesures, ce qui en fait le plus gros nouveau-né de l’espèce enregistré à Beauval. Après avoir été maintenue dans un bassin séparé pour faciliter son suivi et préserver sa tranquillité, elle a rejoint le groupe le 1er octobre aux côtés de sa mère. Cette naissance constitue la deuxième de l’année 2026 pour le groupe de lamantins de Beauval après celle d’un mâle le 12 janvier. Autre naissance notable, celle d’un paresseux à deux doigts (Choloepus didactylus) né le 22 septembre. Il s’agit du deuxième petit couple hébergé à Beauval après un premier né en mai 2025. Le nouveau-né reste solidement agrippé au ventre de sa mère et les équipes animalières suivent son développement à distance et sans manipulation afin de limiter les perturbations durant ses premières semaines. Le groupe de saïmiris de Bolivie (Saimiri boliviensis boliviensis) s’est également agrandi avec six naissances en l’espace de trois semaines, entre fin août et début septembre. Chez les makis cattas (Lemur catta), une femelle est née le 18 août alors que deux femelles porcs-épics du Cap (Hystrix africaeaustralis), nées le 6 août, grandissent elles aussi auprès de leur mère. Un jeune tamandua (Tamandua tetradactyla) a vu le jour le 23 juillet, et enfin, quatre autruchons, trois femelles et un mâle, ont éclos au parc. À cet impressionnant carnet rose s’ajoutent les naissances de deux dendrolagues de Goodfellow, d’une gazelle de Mhorr et d’un bongo des montagnes.

Le carnet rose des dernières semaines

1 cercopithèque diane et 1 paresseux à deux doigts au Domaine de La Bourbansais / 2 tamarins labiés et 1 tamarin empereur au Zoo d’Upie / 1 cerf cochon, 1 addax et 1 pécari à lèvres blanches à la Réserve Zoologique de la Haute-Touche / 2 oryx algazelles au PAL / 1 gazelle de Mhorr au Bioparc de Doué-la-Fontaine / 1 loutre d’Europe et 1 watusi au Natur’Zoo de Mervent / 4 loutres naines d’Asie au Zoo du Bassin d’Arcachon / 1 capybara au Parc Zoologique de Paris / 4 capybaras au Zoo de Maubeuge / 1 flamant du Chili au Touroparc Zoo / 1 cariama huppé, 2 stournes bronzés, 1 hocco à face nue et 1 goura de Victoria au ZooParc de Beauval / 1 python améthyste et 7 boas des jardins à Reptiland / 3 rainettes Kunawalu à la Ménagerie du Jardin des Plantes / 2 geckos psychédéliques, 3 geckos à queue plate de Henckel et 2 varans émeraudes au ZooParc de Beauval

Transferts

Un mâle céphalophe bleu rejoint le Parc de Branféré afin de constituer un groupe reproducteur

Le Parc de Branféré a accueilli un jeune mâle céphalophe bleu récemment transféré depuis le Randers Regnskov Tropical Zoo au Danemark. Né en octobre 2025, il a rejoint les deux femelles déjà présentes à Branféré avec pour objectif de constituer un groupe reproducteur et de contribuer au maintien de l’espèce en captivité. L’espèce est très peu présente au sein des parcs zoologiques européens avec seulement une quinzaine d’individus répartis dans quelques institutions. En France, seul le Zoo d’Asson héberge également cette espèce, étant l’un des seuls en Europe à la reproduire depuis plusieurs années. Originaire des forêts tropicales d’Afrique centrale et occidentale, le céphalophe bleu est l’un des plus petits représentants des antilopes, avec une hauteur au garrot de 30 à 40 cm pour un poids généralement compris entre 4 et 7 kg. Son pelage aux reflets gris bleuté lui permet de se dissimuler dans les sous-bois où il mène une vie discrète et principalement solitaire. La reproduction et le maintien de cette espèce en parc zoologique nécessitent une attention particulière, notamment en raison de son comportement réservé et de sa sensibilité aux conditions de détention. À Branféré, le nouveau venu cohabite avec les okapis, dans un environnement aménagé pour répondre aux besoins de ces espèces forestières.

Nouveautés

La Citadelle de Besançon offre un nouvel espace de vie aux langurs de François

La Citadelle de Besançon a inauguré cet été un nouvel espace pour les langurs de François qui cohabitent désormais avec des émydes à cou rayé, des tortues d’eau douce ! Engagé durant l’automne 2025, ce projet a permis la réhabilitation d’une partie du Jardin zoologique de la Citadelle de Besançon inoccupée depuis plusieurs années, et offre un espace cinq fois plus spacieux que le précédent au groupe de langurs de François déjà sur place.

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/la-citadelle-de-besancon-offre-un-nouvel-espace-de-vie-aux-langurs-de-francois-2026/

Une saison 2026 dédiée aux zones humides au Parc Zoologique de Paris avec une nouvelle installation et de nouvelles espèces en présentation

À l’occasion d’une saison 2026 consacrée aux zones humides, reflet de celle proposée par l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums), le Parc Zoologique de Paris s’est lancé cette année dans l’élevage et la reproduction de nouvelles espèces originaires de zones humides d’Europe et d’Amérique centrale ! En plus de la création d’un nouvel espace extérieur pour la présentation des cistudes d’Europe, deux nouvelles espèces d’amphibiens et une nouvelle espèce de poisson ont rejoint les espaces de présentation au public. Nous revenons sur toutes ces nouveautés avec Olivier Marquis, gestionnaire de la collection reptiles, amphibiens et invertébrés au Parc Zoologique de Paris.

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/saison-2026-dediee-aux-zones-humides-au-parc-zoologique-de-paris-avec-de-nouvelles-especes/

Décès

La Réserve Zoologique de Calviac annonce le décès de son mâle loup à crinière

La Réserve Zoologique de Calvia a annoncé le décès soudain de Carlos, son mâle loup à crinière, arrivé au parc en 2018. « Carlos semblait en bonne forme et ne présentait aucun signe particulier avant son décès, précise l’établissement sur ses réseaux sociaux. Des analyses sont actuellement réalisées afin d’en rechercher les causes. » Carlos vivait avec Carlita, une femelle avec laquelle il avait donné naissance à trois petits en 2021. Une surveillance renforcée est actuellement assurée auprès de la femelle afin de suivre son état de santé et son comportement après la disparition de son partenaire.

Au Bioparc de Doué-la-Fontaine, disparition de l’une des doyennes européennes des ours à lunettes

Le Bioparc de Doué-la-Fontaine a pour sa part annoncé le décès de Waïka, une femelle ours à lunettes âgée de près de 30 ans, faisant d’elle l’une des plus vieilles représentantes de son espèce en Europe. « Deuxième plus vieille ourse à lunettes d’Europe, Waïka aura marqué plusieurs générations de visiteurs et laissera de nombreux souvenirs à toute l’équipe et aux habitués du parc. » Née le 31 décembre 1996 au Zoo de Zürich en Suisse, elle avait rejoint le Bioparc en 2000 pour former un couple reproducteur avec Trémendo, un mâle né la même année au Zoo de Bâle et décédé en 2023. Au cours de leurs années de cohabitation, les deux animaux ont donné naissance à quatre oursons, puis contribué à plusieurs générations de descendants avec un bilan annoncé de 13 petits-oursons et 5 arrière-petits-oursons pour Waïka.

Conservation

Un jeune pygargue à queue blanche, parrainé par le Parc animalier de La Barben, réintroduit dans la nature par les Aigles du Léman

Parrainé par le Parc animalier de La Barben, qui a contribué à hauteur de 2 000 euros au financement de son équipement grâce aux dons recueillis lors des présentations d’oiseaux en vol libre, un jeune pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) a été relâché le 31 août dernier en Haute-Savoie. Le jeune rapace a vu le jour au parc animalier Les Aigles du Léman, il a été baptisé Barben et a été réintroduit aux côtés de trois autres jeunes oiseaux dans le cadre du programme de réintroduction de l’espèce. Un mois après sa libération, les données des balises GPS dont il est équipé indiquaient qu’il avait parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour gagner le sud de la Belgique où il semblait avoir établi une zone d’activité. Selon les observations communiquées par le parc, Barben parvient à capturer ses proies, notamment en pêchant, et s’alimente régulièrement. Ce suivi individuel contribue à évaluer l’adaptation des oiseaux nés en captivité à leur environnement naturel et à mieux identifier les facteurs qui conditionnent leur survie après le lâcher. Le programme porté par Les Aigles du Léman s’inscrit dans une démarche engagée depuis 2007 pour la reproduction de l’espèce et le renforcement de ses populations autour du Lac Léman. Des jeunes oiseaux y sont relâchés depuis 2022 avec l’objectif de favoriser le retour durable du pygargue à queue blanche dans une région où l’espèce a disparu il y a de nombreuses années.

Le Parc Zoologique et Botanique de Mulhouse et Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) créent la Société Zoologique d’Alsace

Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) et le Parc Zoologique et Botanique de Mulhouse ont récemment créé la Société Zoologique d’Alsace, une structure destinée à coordonner et développer leurs actions en faveur de la biodiversité, avec le soutien des entreprises mécènes. Son fonctionnement s’appuie sur trois entités complémentaires. Le Zoo de Mulhouse assure des missions de sensibilisation et participe à des programmes de conservation avec des établissements scientifiques et zoologiques. Le Centre d’élevage conservatoire se consacre à la reproduction d’espèces menacées et à la recherche, notamment à travers l’élevage de la tourterelle de Socorro, considérée comme « Éteinte à l’état sauvage » (EW), ainsi que des actions de réintroduction de la cistude d’Europe dans le nord de l’Alsace. Enfin, un futur centre de soins pour la faune sauvage doit compléter ce dispositif en accueillant les animaux locaux blessés ou en détresse avant leur éventuel retour dans le milieu naturel. La nouvelle Société Zoologique d’Alsace espère également mobiliser les entreprises au sein d’un « Cercle des Mécènes » afin de financer des projets tels que la création d’espaces animaliers, le développement de programmes scientifiques, le soutien aux associations de conservation, les réintroductions ou l’amélioration du bien-être animal. Cette initiative prolonge les dispositifs existants du parc qui avait déjà collecté plus de 150 000 € entre janvier et août 2026 grâce à la contribution d’un euro intégrée aux billets d’entrée au zoo. Les financements privés doivent ainsi permettre d’élargir les moyens consacrés à la conservation, à la recherche et à la sensibilisation.

Des outardes canepetières réintroduites dans la nature par le Centre de Soins Beauval Nature

Treize jeunes outardes canepetières (Tetrax tetrax) ont été relâchées le 31 août 2026 à Luzillé, en Indre-et-Loire, dans le cadre du renforcement de la population sauvage de Centre-Val de Loire, où l’espèce est devenue très rare. Les oiseaux provenaient du Centre de Soins Beauval Nature et de l’élevage conservatoire de Zoodyssée. L’opération a été préparée dès juin avec le repérage et la protection de six nids dans la zone de protection spéciale (ZPS). Seize œufs ont alors été prélevés puis confiés au centre de soins. Huit ont été replacés sous leur mère, tandis que les huit autres ont été incubés artificiellement avant que les poussins ne soient élevés par les équipes. L’un d’eux est mort à la suite de troubles du développement, mais les sept autres ont pu être préparés au relâcher grâce à une alimentation adaptée, un suivi vétérinaire et des installations progressivement agrandies. Les interventions en tenue de camouflage visaient notamment à limiter leur habituation à l’être humain. Parmi les treize oiseaux relâchés, huit portent un émetteur GPS qui permettra de suivre leurs déplacements, leur intégration à la population locale et leur future migration. Cette opération prolonge un premier relâcher de neuf jeunes réalisé en 2025 dans cette même région. Depuis les années 1980, les effectifs de mâles chanteurs de la plaine céréalière du Centre-Ouest ont diminué de 94%, notamment sous l’effet de l’évolution des pratiques agricoles, de la réduction des prairies et des destructions de nids lors des fauches. Le maintien de zones favorables à l’alimentation et à la reproduction constitue donc un volet essentiel du programme, conduit dans le cadre du troisième Plan National d’Actions 2020-2029. Il mobilise notamment les agriculteurs locaux, les associations naturalistes, les services de l’État, le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire, l’Office Français de la Biodiversité (OFB), ainsi que Beauval Nature, Zoodyssée et la Réserve Zoologique de la Haute-Touche.

Divers

Le ZooParc de Beauval renonce finalement au projet d’accueil de dauphins

À la fin du mois d’août, un an après l’annonce du projet, le ZooParc de Beauval a indiqué renoncer à la création du Centre d’Études, de Recherche Scientifique et de Sauvegarde pour Dauphins (CERSSD). Selon le parc, malgré déjà plus d’1,5 million d’euros dépensés, les recours juridiques engagés contre le projet maintiennent une incertitude ne permettant pas un investissement de cette ampleur et empêchent notamment les partenaires financiers de s’engager sur le long terme.

Retrouvez notre article au lien suivant : https://natureetzoo.fr/le-zooparc-de-beauval-renonce-finalement-au-projet-daccueil-de-dauphins/

Le Congrès annuel de l’EAZA a réuni un millier de professionnels à Paris en septembre 2026

Du 29 septembre au 3 octobre 2026, le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) accueillait à Paris le Congrès annuel de l’Association Européenne des Zoos et Aquariums (EAZA). Environ 1000 professionnels venus de toute l’Europe ont participé à cette rencontre consacrée aux échanges scientifiques et aux stratégies de conservation des espèces. Fondée en 1992, l’EAZA fédère aujourd’hui plus de 400 zoos, aquariums et institutions répartis dans 47 pays. Les conférences se sont tenues au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux tandis que des visites du Parc Zoologique de Paris et de la Ménagerie du Jardin des Plantes ont permis aux participants de découvrir les activités des établissements zoologiques du Muséum. Cette édition intervient l’année du 400ème anniversaire du Muséum dont les missions associent recherche scientifique, conservation et diffusion des connaissances sur le vivant. Elle s’inscrit également dans le contexte de la campagne de l’EAZA « Wetlands for Life » consacrée à la sensibilisation à la protection des zones humides dans le monde. Ces milieux, qui représentent environ 6% de la surface terrestre, accueillent près de 40% des espèces animales et végétales et contribuent notamment à la régulation des ressources en eau et au stockage du carbone. Le Parc Zoologique de Paris, la Ménagerie du Jardin des Plantes et la Réserve Zoologique de la Haute-Touche, qui présentent déjà plusieurs espèces dépendantes de ces habitats, sensibilisent davantage leurs visiteurs à cette thématique depuis cette année.

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