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Mammifères

Âne sauvage de Somalie

> Généralités

L’âne sauvage de Somalie est le dernier ancêtre vivant de nos ânes domestiques. Il est reconnaissable à son pelage gris clair, seuls son ventre et son museau étant blancs, et ses pattes rayées semblables à celles d’un zèbre. Il possède une ligne dorsale noire parcourant toute la longueur de sa colonne vertébrale, appelée « raie de mulet ». Cet équidé est également doté de grandes oreilles mobiles mesurant 25 centimètres de long.

> Répartition et habitat

L’aire de répartition de l’âne sauvage de Somalie est aujourd’hui restreinte à quelques zones de la corne de l’Afrique, de l’Érythrée à la Somalie en passant par l’Éthiopie. 

Cet âne sauvage évolue dans des milieux secs et arides comme les savanes et les déserts. 

> Régime alimentaire

Comme tous les Équidés, l’âne sauvage de Somalie est strictement herbivore. Vivant dans un milieu où la pluie se fait rare, il doit parcourir de nombreux kilomètres pour rechercher sa nourriture. Il consomme surtout des herbes sèches mais peut également manger des feuilles lorsque l’herbe n’est pas présente en quantité suffisante.

> Vie sociale et reproduction

Chez l’âne sauvage de Somalie, les femelles vivent en hardes nomades de quelques individus, accompagnées de leurs petits. Les mâles, quant à eux, sont territoriaux et vivent seuls ou en petits groupes de célibataires.

Ils défendent leur territoire en se combattant et le délimitent par des tas de crottin. Lorsqu’un mâle s’approprie un territoire, il est le seul à pouvoir se reproduire avec les femelles présentes sur celui-ci.

Après une gestation d’un an, l’ânesse donne naissance à un unique petit, appelé ânon. Ce dernier tète sa mère durant 4 mois et atteindra sa maturité sexuelle dès l’âge de 2 ans.

> Menaces et conservation

Actuellement classé « En danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN, l’âne sauvage de Somalie est l’espèce d’Équidé la plus menacée au monde. En effet, il subsisterait moins de 700 individus à l’état sauvage.

L’espèce est braconnée pour sa viande et pour certaines parties de son corps utilisées dans la médecine traditionnelle. Cet équidé a en effet longtemps été chassé pour ses os qui servaient à confectionner une soupe soi-disant considérée comme un remède efficace contre la tuberculose, la constipation, les rhumatismes et les maux de dos.

L’âne sauvage de Somalie subit également la compétition avec le bétail domestique pour l’accès à l’eau et à la nourriture. De plus, il s’hybride parfois avec les ânes domestiques, ce qui tend à appauvrir la diversité génétique de l’espèce dans la nature.

> En parc zoologique

En France, l’âne sauvage de Somalie est hébergé dans moins d’une dizaine de zoos. Découvrez la liste des parcs zoologiques qui présentent des ânes sauvages de Somalie.

L’espèce fait l’objet d’un Programme Européen pour les Espèces menacées (EEP), géré par le Zoo de Bâle, en Suisse.

 

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