Oiseaux

Cacatoès rosalbin

> Généralités

Le cacatoès rosalbin, aussi appelé galah, est un petit oiseau assez trapu qui se reconnaît facilement à son plumage rose et gris. Seuls la nuque et le front, doté d’une crête érectile, sont blancs. Le bec, de couleur crème, est relativement petit et court.

On répertorie 3 sous-espèces de cacatoès rosalbin, qui se distinguent par une coloration du plumage légèrement différente et par la couleur de leur cercle oculaire (blanchâtre, gris ou rosé).

> Répartition et habitat

Le cacatoès rosalbin est endémique d’Australie, où il est le spécimen le plus abondant. À l’origine, il n’était présent que dans les bois et les prairies boisées des régions semi-humides à semi-arides du pays.

Durant les 30 dernières années, il a colonisé les zones arides de l’intérieur des terres, puis les régions de moyenne montagne et enfin les régions côtières. Il apprécie particulièrement les forêts clairsemées. 

Il existe aussi une petite population en Tasmanie, qui serait issue de quelques couples captifs relâchés dans la nature.

> Régime alimentaire

Le cacatoès rosalbin est un oiseau omnivore qui se nourrit surtout de graines qu’il picore presque exclusivement au sol.

Il peut également consommer des fruits, des noix, des baies, des céréales, des bourgeons ou des racines. Il complète son alimentation en chassant de petits insectes et leurs larves.

> Vie sociale et reproduction

Le cacatoès rosalbin est un oiseau très social qui vit en groupes pouvant rassembler une centaine d’individus, au sein desquels s’établissent des couples monogames. Ces couples sont très liés et on observe parfois un individu poussant du bec et des pattes le corps de son ou sa partenaire venant de se faire tuer par une voiture par exemple, pour l’encourager à s’envoler de nouveau.

Lorsqu’ils se nourrissent au sol, ces oiseaux font preuve de cohésion. En effet, des sentinelles sont chargées de surveiller les alentours et donner l’alerte en cas de danger. À l’arrivée d’un prédateur, ces dernières lancent un cri d’alerte pour avertir leurs congénères, qui s’envolent aussi tôt.

La saison des amours du cacatoès rosalbin varie en fonction des régions : elle a lieu de février à juillet dans le nord de l’Australie, et de juillet à décembre dans le sud. Pour séduire sa femelle, le mâle se pavane devant elle en agitant la tête, crête dressée et en claquant du bec.

Le couple construit ensuite un nid en hauteur, dans un eucalyptus, une cavité rocheuse ou sur des falaises. La femelle y pond entre 2 et 6 œufs, couvés par les deux parents pendant environ 25 jours. Les oisillons quitteront le nid vers 7 ou 8 semaines, après que les deux parents aient participé à leur élevage.

> Menaces et conservation

Le cacatoès rosalbin étant une espèce très répandue et dont les effectifs sont actuellement en hausse, il n’est pas considéré comme menacé d’extinction. L’UICN classe cette espèce en « Préoccupation mineure » (LC).

Cependant, il est considéré comme un véritable fléau par les agriculteurs car il cause d’importants dégâts dans les cultures. L’espèce n’étant pas protégée, un groupe peut être abattu s’il provoque trop de pertes agricoles.

> En parc zoologique

Il est possible d’observer le cacatoès rosalbin dans une douzaine de zoos en France. Découvrez la liste des parcs zoologiques qui hébergent des cacatoès rosalbins.

L’espèce ne fait l’objet ni d’un Programme Européen pour les Espèces menacées (EEP), ni d’un Stud-Book Européen (ESB).

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