Mammifères

Hippopotame amphibie

> Généralités

L’hippopotame amphibie, ou hippopotame commun, est le troisième plus gros animal terrestre après l’éléphant et le rhinocéros, avec un poids avoisinant parfois les 3 tonnes.

Passant la moitié de son temps dans l’eau, cet imposant mammifère est parfaitement adapté à un mode de vie semi-aquatique : ses yeux, ses narines et ses oreilles sont placés sur le dessus du crâne, ce qui lui permet de rester entièrement immergé tout en respirant et en surveillant les alentours. Ses narines et ses oreilles sont d’ailleurs munies de valves pour ne pas laisser l’eau entrer dans son corps, et ses yeux sont dotés d’une paupière transparente faisant office de lunettes de plongée.

Malgré son allure pataude, l’hippopotame amphibie peut tout de même courir à plus de 30 km/h sur plusieurs centaines de mètres. Sa gueule, la plus grande de tous les animaux terrestres, renferme une impressionnante dentition : des incisives de 40 cm et une paire de canines mesurant jusqu’à 50 cm de long ! Ces particularités, combinées à un tempérament agressif, font de l’hippopotame amphibie l’animal le plus dangereux du continent africain, causant plus de décès que n’importe quel autre animal !

> Répartition et habitat

Le territoire de l’hippopotame amphibie est morcelé en Afrique subsaharienne. Les populations les plus importantes se retrouvent à l’est du continent, notamment en Tanzanie, en Zambie et au Mozambique.

Du fait de son mode de vie semi-aquatique, ce pachyderme fréquente les rivières, les fleuves, les lacs, les marais ainsi que les savanes et les prairies à proximité de l’eau. Les hippopotames évitent les courants rapides et préfèrent les eaux calmes et lentes. 

> Régime alimentaire

Malgré sa redoutable dentition, l’hippopotame commun est un mammifère herbivore. Ses lèvres musclées mesurant jusqu’à 50 cm de large lui permettent de brouter rapidement de grandes quantités d’herbes basses. Il consomme également du feuillage, des fruits tombés au sol et plus rarement des charognes (notamment en saison sèche lorsque la qualité des végétaux est moins bonne et qu’il doit compléter son régime alimentaire).

Après avoir passé sa journée dans l’eau, l’hippopotame en sort au crépuscule et parcourt ensuite plusieurs kilomètres durant la nuit, ingérant alors jusqu’à 50 kg de nourriture. Son ouïe est si fine qu’il peut entendre les fruits tomber et déterminer précisément leur position pour se faire un petit festin.

> Vie sociale et reproduction

Les hippopotames n’ont pas vraiment de période de reproduction mais la plupart des accouplements ont lieu durant la saison sèche. Les naissances sont ainsi plus nombreuses à la saison des pluies, lorsque la nourriture est plus abondante et de meilleure qualité.

L’espèce est polygyne, c’est-à-dire qu’un même mâle s’accouple avec plusieurs femelles. Les mâles se constituent chacun un harem qu’ils défendent farouchement contre d’éventuels rivaux, mais évitent en général de s’attaquer en se défiant avec des bâillements menaçants.  Un mâle cherchant à s’accoupler se rend auprès des femelles et teste leur réceptivité. Si ces dernières se montrent agressives, il adopte une posture de soumission en se couchant. Ce comportement est très rare chez les mâles dominants dans le règne animal.

L’accouplement a lieu dans l’eau, évitant ainsi à la femelle de supporter tout le poids du mâle. Après une gestation de 8 mois, cette dernière met au monde un unique petit, pesant environ 50 kg, dans l’eau et le forcera à téter pour lui inculquer l’apnée. Elle lui apprend également à nager et le porte sur son dos lorsqu’il est fatigué. Le jeune hippopotame sera sevré vers l’âge d’un an et restera aux côtés de sa mère durant plusieurs années. Il atteindra sa maturité sexuelle entre 6 et 15 ans.

> Menaces et conservation

L’hippopotame amphibie souffre du réchauffement climatique qui perturbe le cycle des pluies dont dépend la couverture végétale nécessaire à sa survie et assèche les points d’eau vitaux pour ce géant.

Il est aussi menacé par le braconnage pour sa viande et pour ses dents constituées d’ivoire, tout comme les défenses des éléphants, dont la valeur est encore très élevée sur les marchés noirs.

Il resterait à l’heure actuelle entre 125 000 et 150 000 hippopotames amphibies en Afrique. L’espèce est actuellement classée « Vulnérable » (VU) sur la liste rouge de l’UICN.

> En parc zoologique

L’hippopotame amphibie est aujourd’hui présent dans une quinzaine de zoos français. Découvrez la liste des parcs zoologiques qui hébergent des hippopotames amphibies.

L’espèce fait l’objet d’un Stud-Book Européen (ESB), géré par le Zoo d’Ostrava, en République tchèque.

 

 

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