Mammifères

Loup arctique

> Généralités

Le loup arctique (Canis lupus arctos), aussi appelé loup blanc ou loup polaire, est une sous-espèce du loup gris (Canis lupus). Il est le plus gros représentant du genre, les mâles pouvant atteindre un poids de 80 kilos.

Ce loup est parfaitement adapté aux rigueurs hivernales du cercle polaire, possédant de nombreuses adaptations morphologiques et physiologiques lui permettant de survire à un froid extrême :

  • Ses oreilles sont plus petites que celles du loup gris européen, limitant ainsi les pertes de chaleur ;

 

  • Son pelage est très épais et isolant. Il est composé de deux couches, l’une intérieure qui sert d’isolant, l’autre extérieure qui permet de résister à l’eau et à la neige tout en s’épaississant de manière adaptative en fonction de l’intensité du froid ;

 

  • Ses pattes sont recouvertes de fourrure permettant de les isoler de la neige et de la glace, tout en maintenant une bonne adhérence au sol ;

 

  • Il est doté d’une épaisse couche de graisse corporelle lui permettant une bonne isolation et un stockage des aliments pendant les longues périodes d’hiver ;

 

  • Comme d’autres espèces tels que les manchots, les pattes du loup arctique sont dotées d’un mécanisme qui va servir à les maintenir à une température inférieure à celle du reste du corps. Ainsi, la perte de chaleur à ces extrémités du corps qui sont systématiquement au contact avec le sol glacial est grandement réduite.

Les longues pattes du loup arctique lui permettent de ne pas s’enfoncer dans la neige, de mieux se mouvoir et ainsi de chasser plus aisément. Son pelage va également se densifier avec la chute des températures, tout en demeurant blanc pour se camoufler dans le milieu ouvert et enneigé des toundras arctique.

Grâce à toutes ces adaptations, le loup arctique peut supporter des températures extrêmes, allant jusqu’à -60°C en hiver !

> Répartition et habitat

Le loup arctique évolue dans l’un des milieux les plus inhospitaliers de la planète, où peu de mammifères parviennent à survivre. Il fréquente en effet les toundras arctiques de l’Alaska, du nord du Canada et du Groenland. Il s’aventure plus rarement sur la banquise.

> Régime alimentaire

Contrairement à son cousin le loup gris européen, qui ajoute baies et autres végétaux à son alimentation, le loup arctique est strictement carnivore. Il chasse principalement des lièvres arctiques, des lemmings et quelques oiseaux. Mais, comme tous les loups, c’est un chasseur qui opère en meute et qui peut donc s’attaquer à de plus grosses proies, tels que les caribous ou les bœufs musqués.

> Vie sociale et reproduction

Comme toutes les sous-espèces du loup gris, le loup arctique est particulièrement social et vit toujours en meute pouvant comprendre jusqu’à 20 individus. La meute est composée d’un couple alpha, qui domine et qui est le seul à pouvoir se reproduire, d’individus subordonnés (frères et sœurs, jeunes de portées précédentes)  et d’un individu nommé « oméga » qui sera quant à lui considéré comme le bouc émissaire du groupe. Il émet des hurlements afin de veiller à la protection de son territoire et maintenir un lien social.

Le mâle dominant et la femelle dominante étant les seuls à pouvoir se reproduire permet de limiter la consanguinité ainsi que la taille de la meute. Dans le cas où d’autres individus voudraient eux aussi procréer, ils devront quitter la meute.

La louve donne naissance à 2 à 4 petits dans une tanière, généralement une grotte ou une cavité rocheuse, après environ 2 mois de gestation. Lors de leur venue au monde, les louveteaux sont nus et aveugles et pèsent un peu plus d’un kilo. Ils commenceront à manger de la viande vers l’âge d’un mois et seront totalement indépendants vers 6 mois. Les jeunes sont élevés par l’ensemble des individus de la meute et atteignent leur maturité sexuelle dès 2 à 3 ans.

> Menaces et conservation

Même s’il n’a pas de prédateur naturel, le loup arctique fait face à plusieurs menaces générées par le réchauffement climatique. En effet, le bouleversement que connaît notre planète raréfie les proies du canidé. De plus, il détruit également son habitat, obligeant le loup arctique à migrer vers de nouvelles régions et à se rapprocher des humains, qui peuvent alors l’abattre pour protéger leurs troupeaux.

Cependant, le loup arctique n’est pas considéré comme une espèce menacée de disparition et est classé en « Préoccupation mineure » (LC) par l’UICN.

> En parc zoologique

Le loup arctique est une sous-espèce aujourd’hui assez représentée dans les zoos en France. Découvrez la liste des parcs zoologiques qui hébergent des loups arctiques.

Cette sous-espèce ne fait l’objet ni d’un Programme Européen pour les Espèces menacées (EEP), ni d’un Stud-Book Européen (ESB).

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