© Biotropica
Amphibiens

Kokoï de Colombie

Présentation : La kokoï de Colombie (ou phyllobate terrible) est une petite espèce d’amphibien mais c’est aussi l’un des animaux les plus venimeux du monde. Elle est jaune vif et vit en Colombie.

Nom scientifique : Phyllobates terribilis

Classe : Amphibien

Ordre : Anoure

Famille : Dendrobatidé

Sous-famille : Dendrobatiné

Taille : Entre 45 et 55 mm de long

Poids : Environ 5 grammes

Longévité : De 5 à 7 ans

Habitat : Son aire de répartition à l’état sauvage se concentre sur moins de 5000 km2 à l’ouest de la Colombie dans le département du Cauca.

Alimentation : La kokoï de Colombie est insectivore, elle se nourrit de fourmis, de coléoptères, de termites et de petits invertébrés. Elle chasse au sol grâce à sa langue collante qu’elle utilise pour attraper ses proies. Sa toxicité lui vient de son alimentation ; en captivité, cette grenouille est inoffensive, c’est un coléoptère qu’elle chasse dans la nature qui lui permet de fabriquer son poison mortel.

Reproduction : Les phylobates terribles sont polygames et chacun peut avoir plusieurs partenaires au sein du groupe. Pour se reproduire, le mâle émet des puissants cris qui attirent les femelles, à l’aide d’une poche vocale qu’il possède au niveau de la gorge. La femelle pond une vingtaine d’œufs dans un endroit propre et humide puis le mâle dépose ensuite sa semence et une fois fécondés, les œufs éclosent au bout de 13 jours. Le mâle récupère ensuite les têtards et les transportent sur son dos pour les emmener dans un point d’eau afin qu’ils démarrent leur développement.

Menaces : La phyllobate terrible ne possède qu’un seul prédateur qui semble immunisé contre son venin, c’est un serpent arboricole du nom de liophis epinephelus. Le déclin de sa population peut s’expliquer par la pollution des sols et de l’eau qui sont indispensables à son mode de vie et surtout à sa reproduction. On peut également constater une réduction de son aire de répartition et une fragmentation des populations causées par l’expansion de l’agriculture au profit de la forêt tropicale. Mais la kokoï de Colombie fait aussi face à un trafic illégal par des groupes pharmaceutiques qui prélèvent des individus sauvages par le biais des populations locales afin d’étudier la composition de son venin et ainsi créer différents médicaments.

Population : Données insuffisantes

En parc zoologique : Il est possible d’en observer en France, à Biotropica et au Zoo de Montpellier. Découvrez la liste des parcs zoologiques présentant cette espèce.

Le saviez-vous ? La kokoï de Colombie était utilisée par les tribus amérindiennes afin d’empoisonner leurs flèches de sarbacane. Ils frottaient les pointes sur la peau des grenouilles et pouvaient ainsi chasser des animaux tels que les tapirs. Son poison extrêmement puissant pourrait tuer plusieurs hommes.

1 commentaire

  1. Chevalier a dit :

    merci cet article m’a beaucoup aidée pour mon éxposé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *