Avec un ambitieux projet dont l’objectif sera de présenter 100% d’espèces menacées d’ici 2028, le Parc Animalier d’Auvergne accueille chaque année de nouvelles espèces dont plusieurs dizaines de nouveaux pensionnaires pour l’année 2026.
À travers son projet « Horizon 2028 », le Parc animalier d’Auvergne ambitionne de devenir le premier parc zoologique au monde à présenter exclusivement des espèces menacées ou éteintes à l’état sauvage. Cette transformation se traduit, depuis le début de l’année 2026, par l’arrivée de 43 nouveaux animaux appartenant uniquement à des espèces inscrites comme menacées sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et qui viennent soit compléter des groupes ou former des couples avec des espèces déjà présentes au sein du parc, soit représentent de nouvelles espèces pour l’établissement.
Parmi les nouveautés des derniers mois figurent notamment huit nouvelles espèces menacées : le tamarin de Goeldi, le tamarin-lion à tête dorée, l’addax, le tur du Caucase, l’urial, la tortue sillonnée, la tortue d’Hermann ainsi que le vison d’Europe. Le 7 février dernier, un couple de visons d’Europe a en effet rejoint le Parc animalier d’Auvergne et a pris place dans l’ancien enclos des ratons laveurs qui ont quitté le parc et dont l’espace a été divisé en deux pour respecter le comportement solitaire de l’espèce. Le vison d’Europe est aujourd’hui considéré comme le mammifère le plus menacé du continent européen, étant classé « En danger critique d’extinction » (CR) selon l’UICN. L’enclos d’immersion des caprinés des montagnes accueille désormais des turs du Caucase (En danger d’extinction) et des urials (Vulnérable), deux autres espèces de caprinés qui remplacent les bouquetins des Alpes et les chamois.

Au cours des dernières semaines, deux petits primates sud-américains ont rejoint l’espace jusqu’ici dédié aux saïmiris du Pérou, déplacés aux côtés des pudus du Chili et des écureuils de Prévost. Des tamarins-lions dorés (En danger d’extinction) et des tamarins de Goeldi (Vulnérable) ont ainsi été installés dans cet espace que les deux espèces partageront à terme près des fourmiliers géants et des tapirs terrestres. Chez les espèces africaines, une femelle addax (En danger critique d’extinction) a rejoint la plaine africaine aux côtés des gazelles de Mhorr, des girafes, des zèbres de montagne ou encore des oryx beïsa, tandis que des tortues sillonnées (En danger d’extinction) sont arrivées il y a quelques semaines et vont prochainement cohabiter avec les hippopotames pygmées. À noter également l’arrivée prochaine de tortues d’Hermann (Vulnérable) qui occuperont la partie terrestre du territoire des pandas roux. En plus des nouvelles espèces menacées, le Parc animalier d’Auvergne a également accueilli de nouveaux individus d’espèces déjà présentes sur le parc à l’image d’un nouveau mâle tigre de Sibérie, de quatre cerfs sika du Vietnam ou encore prochainement d’un nouveau mâle girafe de Rothschild.
À l’exception des deux espèces de tortues, l’ensemble de ces nouvelles espèces sont inscrites dans des Programmes Européens d’Élevage (EEP), coordonnés par différents parcs zoologiques européens qui ont recommandé l’accueil de tous ces pensionnaires par les équipes du Parc animalier d’Auvergne. Pour devenir le premier parc zoologique au monde à accueillir 100% d’espèces menacées (80% aujourd’hui), le parc devra encore se séparer de plusieurs espèces considérées comme non menacées, à l’image des suricates, des porcs-épics à crête ou des capybaras, qui seront progressivement remplacées par des espèces considérées comme « Vulnérable » (VU), « En danger d’extinction » (EN), « En danger critique d’extinction » (CR) ou « Éteinte à l’état sauvage » (EW).




