© CERZA
© CERZA
Actualités

Un carnet rose bien rempli au CERZA en 2021

Pour le CERZA en Normandie, 2021 est synonyme de naissances avec un carnet rose bien rempli cette année chez de nombreuses espèces.

Un second bébé babiroussa

En mars dernier, la famille des babiroussas du CERZA s’est de nouveau agrandie. Sula et Tomini, le couple présent au parc ont eu leur second petit, à peine 1 an et demi après leur arrivée. Après 5 mois de gestation, Sula a donné naissance à un petit mâle le 5 mars 2021. Il se prénomme Mawar et il profite de son enclos en compagnie de ses parents et de sa grande sœur Salamy née en mars 2020. A la naissance, les petits babiroussas pèsent moins de 1 kg et sont dépendants de leur mère. La femelle ne donne naissance qu’à un ou deux petits maximum dont elle s’occupe sans relâche pour leur assurer les meilleures chances de survie. Au CERZA, les équipes de soigneurs et de vétérinaires ont pu observer les premiers jours du petit sans le déranger grâce à un système de vidéo-surveillance. Sula, en mère exemplaire, n’a laissé personne approcher son petit, l’allaitant toutes les heures.

Le babiroussa des Célèbes est classé « Vulnérable » (VU) sur la liste rouge des espèces menacées éditée par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Dans son milieu naturel, l’espèce ne vit que sur l’île de Sulawesi en Indonésie où l’on estime sa population à environ 9500 individus. Au sein des parcs zoologiques, la reproduction de l’espèce est gérée au niveau européen par un EEP (Programme d’Élevage Européen) mais aussi au niveau international par un GSMP (Global Species Management Plan), permettant d’optimiser son élevage en captivité. En dehors du CERZA, seulement 9 zoos européens présentent et élèvent des babiroussas dont 6 en Allemagne, 2 en Angleterre et 1 en République-Tchèque. Il y a quelques années, les babiroussas ont bien failli disparaître des zoos européens, la population se faisant vieillissante mais le Zoo de Chester en Angleterre a décidé de relancer l’élevage de l’espèce en faisant venir des individus des USA où la situation était différente. En octobre 2019, le CERZA a donc accueilli ses deux premiers individus en provenance de Chester qui ont rapidement donné naissance à Salamy en 2020, le premier petit babiroussa à voir le jour en France depuis 25 ans, suivi de Mawar en 2021.

Trois petites femelles chez les guépards

Le CERZA a obtenu une naissance chez les guépards d’Afrique Centrale et c’est un événement en Europe. Le 24 mars dernier, trois petites femelles ont vu le jour aux côtés de Cailin, leur mère. Cette dernière est arrivée au parc à l’automne 2020 en provenance de Biotropica. Il s’agit de sa toute première portée et c’est également la première naissance de guépards au CERZA. C’est une excellente nouvelle car la reproduction des guépards en captivité est assez complexe. « Les femelles guépards sont assez exigeantes et aiment avoir le choix dans les mâles qu’on leur propose, indique Dorothée Ordonneau, la vétérinaire du CERZA. De plus, mâles et femelles ne sont mis en contact que lors des périodes de chaleurs des femelles ». Pour parvenir à leur reproduction, la vétérinaire du parc a travaillé en étroite collaboration avec les équipes de Biotropica qui ont recueilli la femelle la plus âgée du CERZA pour permettre au parc de faire venir Cailin. « Notre partenariat avec Biotropica nous a permis de proposer différents mâles à nos femelles, tout en les éloignant significativement de nos femelles, un peu comme ce qu’il se produit dans la nature ». Cailin étant compatible génétiquement avec l’un des mâles du CERZA, les deux individus se sont accouplés avec succès en décembre 2020 et les trois petits guépardeaux ont pu voir le jour en mars dernier.

La sous-espèce de guépard du Soudan, peu présente dans la nature, est classée « En danger critique d’extinction » (CR) sur la liste rouge de l’UICN. Les guépards ont longtemps été victimes du commerce des animaux sauvages pour en faire des animaux de compagnie. En plus de cela, l’espèce s’adapte difficilement à la réduction de son habitat et son territoire de chasse rétrécit de jour en jour. La fragmentation des populations qui en découle conduit également les guépards vers un manque de mixité génétique qui pourrait devenir irréversible. CERZA et de nombreux autres parcs zoologiques en France, s’investissent dans la protection du guépard et dans sa conservation grâce à un Programme d’Élevage Européen (EEP) à travers les zoos membres de l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums).

Un nouveau petit rhinocéros blanc

Manzi, l’une des femelles rhinocéros blanc du Parc Zoologique CERZA a donné naissance à une petite femelle à la fin du mois de Mai 2021. « Manzi est arrivée en 2018 avec sa fille de 1 an d’Angleterre, explique Dorothée Ordonneau. Elle était donc déjà une reproductrice confirmée. Elle a mis au monde très rapidement son premier rhino normand et s’en occupe très bien ». La gestation chez les rhinocéros dure environ 16 mois et après sa naissance, la petite femelle est restée quelques semaines dans la maison des rhinocéros avec sa mère. Désormais, elle découvre l’extérieur en compagnie du reste du groupe mais aussi des girafes et des autres habitants de l’immense plaine africaine du parc. Les rhinocéros blancs du CERZA se plaisent en Normandie depuis de nombreuse années mais les naissances se succèdent ces derniers mois. Avant Manzi, c’est Beth qui a donné naissance à Kwanza à la fin de l’année 2018 puis à Tinga en septembre 2020. Selon Dorothée Ordonneau, cette succession de naissances à une explication. « Nous avions eu deux naissances par le passé en 2000 et 2008. Depuis c’est l’arrivée de deux nouvelles femelles en 2016 et 2018, déjà matures mais encore en âge de reproduire, et un bon équilibre sociale dans notre groupe qui a permis de plus régulièrement réitérer l’occurrence de ces heureux évènements. Beth, arrivée en 2016, n’avait jamais reproduit par le passé et arrivait déjà à l’âge de 17 ans. Sa première mise bas en 2018 s’est très bien déroulée et lui a permis de vivre une première expérience de mère très positive. L’arrivée de son deuxième bébé en 2020 a semblé une formalité pour elle ! Elle s’est déjà réaccouplée depuis et est gestante de nouveau ».

Le rhinocéros blanc est classé « Quasi menacé » (NT) sur la liste rouge de l’UICN. Il est massivement chassé et braconné pour ses cornes auxquelles on prête des vertus thérapeutiques dans la médecine traditionnelle asiatique alors qu’en réalité, elles sont composées de kératine (comme nos ongles ou nos cheveux) et aucune preuve scientifique n’avance de telles vertus. Des milliers de rhinocéros blancs sont tués chaque année pour cette raison et sa population est estimée entre 25 000 et 30 000 individus à l’état sauvage. Le CERZA, comme l’ensemble des parcs zoologiques de France et du monde entier, héberge des rhinocéros blancs du sud (Ceratotherium simum simum), l’une des deux sous-espèces de rhinocéros blanc. L’autre sous-espèce, le rhinocéros blanc du nord (Ceratotherium simum cottoni) est au bord de l’extinction, il ne reste plus que deux femelles dans une réserve en Afrique et le dernier mâle, Sudan, est mort en mars 2018. Si la situation ne s’améliore pas dans son milieu naturel, le rhinocéros blanc du sud pourrait connaître le même sort que son homologue du nord.

Un bébé panthère du Sri Lanka

Un petit mâle panthère du Sri Lanka a vu le jour au CERZA le 19 avril 2021. Il s’agit du premier petit de Walawé, la femelle, et de Lenn le mâle. Tous deux sont arrivés au CERZA en 2020 et toute l’équipe du parc est heureuse de voir le couple donner naissance à leur premier petit au bout d’un an seulement. Durant les premières semaines suivant sa naissance, le petit mâle est resté aux côtés de sa mère dans l’abri des panthères. Il est ensuite sorti progressivement dans un enclos plus petit afin qu’il prenne ses repères, toujours en compagnie de sa mère. Mais il n’est pas question de lui faire rencontrer son père pour le moment. « Actuellement, le petit est encore trop jeune pour partager le même enclos que son père, précise la vétérinaire du parc. C’est pourquoi, le matin nous mettons le couple sans leur petit quelques heures ensemble, puis la femelle panthère retourne avec son petit. Cela permet à nos deux reproducteurs de ne pas être séparés durant une trop longue période ». Le petit est donc actuellement visible, par alternance, dans l’enclos des panthères du Sri Lanka, sur le parcours rouge. Un enclos qui devrait évoluer et même être déplacé dans les mois à venir comme l’explique Dorothée Ordonneau. « Notre installation actuelle a été créée il y a un certain nombre d’années et notre volonté est de toujours tendre à améliorer les conditions d’hébergement de nos animaux. Les travaux sont normalement prévus pour cet hiver ». Le nouvel espace devrait se situer à quelques pas de l’actuel, toujours sur le parcours rouge.

La panthère du Sri Lanka, ou léopard du Sri Lanka puisqu’il s’agit du même animal, est menacée dans son milieu naturel. Cette sous-espèce de panthère ne vit que sur l’île du Sri Lanka où elle est classée « En danger » (EN) par l’UICN. Les panthères font l’objet d’un important trafic notamment pour leur peau. Seuls quelques centaines de panthères du Sri Lanka survivent dans la nature et cette faible population est encore menacée par le braconnage mais aussi la déforestation qui réduit considérablement leur habitat naturel. Dans les zoos européens, la panthère du Sri Lanka est inscrite dans un EEP (Programme d’Élevage Européen) coordonné justement par le CERZA. Une dizaine de parcs zoologiques en France présentent des panthères du Sri Lanka dont le Zoo de Maubeuge qui a également obtenu une naissance cette année.

Quatre louveteaux arctiques

Le 16 avril dernier, quatre petits louveteaux arctiques ont vu le jour au CERZA. Il s’agit de la première portée du couple dominant de la meute âgé de deux ans et arrivé au parc en mars 2020. Les petits ont passé quelques temps dans leur tanière au cœur de l’enclos des loups arctiques avant de peu à peu en sortir pour en faire la découverte. Encore de couleur beige, ils devraient arboré un pelage presque aussi blanc que celui de leurs parents à partir d’un an. Après un petit examen de santé, les équipes du parc ont pu constater qu’il s’agissait de deux mâles et deux femelles.

Le loup arctique est strictement carnivore à l’inverse du loup gris européen qui consomme ponctuellement des baies et d’autres végétaux en plus de la viande. La sous-espèce du loup arctique vit dans le nord du Canada, en Alaska et au Groenland, loin des populations humaines où il évolue en meute de 2 à 20 individus. Cette dernière est composée d’un couple dit « alpha », une femelle et un mâle dominants qui sont les seuls à pouvoir se reproduire et qui ne s’accouplent qu’une seule fois par an. La gestation dure environ 2 mois, les petits naissent sourds, aveugles et dépendent de leur mère durant les premières semaines de leur vie. Les autres membres de la meute sont bien souvent les différents petits du couple dominant mais d’autres individus peuvent venir s’y greffer.

D’autres bébés attendus

Tous ces petits ne sont pas les seuls à avoir pointé le bout de leur nez cette année au CERZA. Des jumeaux lémurs couronnés sont nés en Mai dernier dans le Safari Lémuriens du parc mais aussi une petite hyène tachetée au printemps. Un autre petit vient également de voir le jour. « Nous venons d’accueillir un bébé hippopotame pygmée dont la naissance était fortement attendue ! Notre dernière naissance d’hippopotame pygmée au CERZA remonte à 2013 », explique Dorothée Ordonneau. Il s’agit du premier bébé hippopotame pygmée à naître en France cette année. Lui et sa mère sont d’ores et déjà visible des visiteurs dans l’enclos extérieur où il a déjà effectué ses premières baignades. L’année 2021 est loin d’être terminée et d’autres bébés sont attendus dans les prochaines semaines et les prochains mois. « Nous attendons d’autres naissances notamment sur certains primates tels que nos gibbons à favoris roux », ajoute la vétérinaire du parc. Ces nombreuses naissances, notamment d’espèces menacées, prouvent l’engagement et l’expertise du CERZA dans la reproduction et de la conservation de ces animaux en danger dans leur milieu naturel. Le Parc Zoologique est ouvert tous les jours de 9h30 à 19h jusqu’à la fin du mois d’août puis de 9h30 à 18h30 en septembre, une excellente occasion d’aller découvrir tous ces jolis bébés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *