Mammifères

Addax

> Généralités

L’addax, ou antilope à nez tacheté, est une grande antilope nord-africaine reconnaissable à sa robe claire, sa frange de poils sombres sur le front et ses longues cornes spiralées pouvant atteindre 1 m chez les deux sexes.

C’est sans conteste l’antilope la mieux adaptée aux milieux désertiques : son pelage clair réfléchit la lumière des rayons du soleil, ses sabots larges et allongés facilitent la marche dans le sable, son nez agit comme un refroidisseur d’air et son urine, particulièrement concentrée, limite les pertes d’eau. L’addax peut alors passer plusieurs mois sans boire !

> Répartition et habitat

Autrefois répandu à travers toute l’Afrique du Nord, l’addax ne se trouve plus que sur une bande d’environ 600 km de long, entre le Niger et le Tchad. Il y fréquente tous types de milieux désertiques, des savanes arides aux déserts de sable et de pierres.

L’addax est aussi présent au Maroc et en Tunisie, dans des réserves où des individus issus de parcs zoologiques y ont été réintroduits depuis les années 1990.

> Régime alimentaire

Cette antilope nomade et peu exigeante se nourrit d’herbes et de feuillages d’épineux qui se sont développés à la suite des rares pluies qu’elle peut repérer à plusieurs centaines de kilomètres, grâce à un odorat très performant.

L’addax va puiser l’essentiel de l’eau nécessaire à sa survie dans son alimentation. C’est essentiellement la nuit que l’addax recherche sa nourriture, en parcourant de longues distances dans le désert.

> Vie sociale et reproduction

Chez l’addax, la saison des amours a lieu toute l’année. Il vit en troupeaux mixtes composés d’une dizaine de têtes et dirigés en général par le mâle le plus âgé.

Après une gestation de 9 mois, la femelle va mettre au monde un unique petit, qu’elle allaitera pendant 3 à 4 mois. Le jeune addax atteindra sa maturité sexuelle entre 1 et 3 ans.

> Menaces et conservation

Cette gracieuse antilope est gravement menacée dans son milieu naturel. Les populations se sont effondrées à moins de 500 individus à cause d’une chasse intensive et de nombreuses pressions que subit son habitat : désertification, sécheresse, exploitation pétrolière ou encore confiscation de son territoire par les éleveurs de bétail.

L’espèce a frôlé l’extinction dans les années 1980 et des programmes de réintroduction ont alors été lancés pour tenter de la sauver, en Tunisie et au Maroc notamment. Aujourd’hui, la survie de l’addax repose essentiellement sur ces programmes, menés par les parcs zoologiques, et sur la protection des derniers individus sauvages.

L’espèce est actuellement classée « En danger critique d’extinction » (CR) sur la liste rouge de l’UICN.

> En parc zoologique

L’addax est présent dans un peu moins d’une dizaine de zoos en France. Découvrez la liste des parcs zoologiques qui hébergent des addax.

L’espèce fait l’objet d’un Programme Européen pour les Espèces menacées (EEP), géré par le Zoo de Hanovre, en Allemagne.

 

Articles similaires