© F. Perroux/Zoo de la Palmyre
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Naissance d’un orang-outan au Zoo de la Palmyre

Le zoo de la Palmyre a annoncé ce lundi la naissance d’un orang-outan de Bornéo, dont le sexe n’est pas connu à l’heure actuelle.

C’est la femelle Katja, âgée de 23 ans, qui vient de donner naissance à son second petit après Hutan né en 2015. Ce dernier doit désormais apprendre à partager sa mère avec le nouveau-né, ce qui représente une étape compliquée pour lui. Chez les orangs-outans, fait unique parmi tous les primates, l’espèce détient le record des intervalles les plus longs entre chaque naissance (un petit tous les 6 à 8 ans dans la nature) et les jeunes sont ceux qui restent le plus longtemps avec leur mère. Etant en contact permanent avec sa mère qui le tient contre son ventre, l’équipe du zoo de la Palmyre ne connaît pas encore le sexe du petit.

L’orang-outan de Bornéo est classé En danger critique d’extinction (CR) sur la liste rouge de l’UICN, c’est donc une très bonne nouvelle pour cette espèce. Dans la nature, ils subissent de nombreuses pressions dans la nature, entre la destruction et la fragmentation de leur habitat en faveur de la culture des palmiers à huile, ils ne sont pas épargnés. En plus de cela, ils sont victimes de braconnage notamment pour leur viande ou pour le commerce des animaux de compagnie.

© F. Perroux/Zoo de la Palmyre

« Depuis près de 20 ans, le zoo de La Palmyre soutient le travail de l’ONG Hutan dans l’Etat de Sabah à Bornéo. Celle-ci promeut une démarche transversale concernant la conservation des orangs-outans. Elle considère également que les captures d’orangs-outans sauvages isolés puis leur translocation vers d’autres zones forestières affaiblit en réalité la dynamique de la métapopulation. Pour Hutan, une nouvelle approche de la gestion des populations fragmentées et de l’habitat est indispensable. Les forêts, qu’elles soient grandes ou petites, peuvent être protégées, gérées et reconnectées pour maintenir les orangs-outans sauvages là où ils se trouvent. Cette nouvelle réflexion est nécessaire pour faciliter une cohabitation pacifique entre les hommes et les orangs-outans plutôt que de retirer les animaux et de perdre ensuite les forêts.« 

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