© ZooParc de Beauval
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Les nouveautés dans les zoos et parcs animaliers en France en 2023

Chaque année en février, Nature et Zoo vous propose de partir à la découverte des futures nouveautés dans les zoos et parcs animaliers en France. Un grand tour d’horizon des innovations, rénovations, nouvelles espèces ou modifications prévues tout au long de l’année 2023. Nous vous invitons, au travers de cet article, à découvrir la plupart des nouveautés prévues dans les zoos français cette année.

Deux nouvelles espèces pour le Parc animalier de La Barben

Pour ce printemps, le Parc animalier de La Barben devrait accueillir deux nouvelles espèces dans un espace en cours de construction. L’an dernier, les équipes techniques avaient travaillé sur l’aménagement d’une nouvelle plaine de près d’un hectare pour des espèces originaires du continent africain et déjà présentes au parc. La direction, qui a justement la volonté d’offrir de meilleures conditions de vie à ses pensionnaires, souhaitent surtout offrir davantage d’espace à ses animaux. Prochainement, et après avoir offert un espace similaire aux crocodiles nains en 2022, ce sont les crocodiles du Nil qui devraient bénéficier d’une nouvelle installation. Actuellement dans le vivarium, ces derniers seront transférés dans un enclos extérieur, beaucoup plus spacieux et auront la possibilité de passer l’hiver au chaud dans un vaste intérieur chauffé. Ce déplacement entre dans le projet du Parc animalier de La Barben de sortir les crocodiliens du vivarium pour leur offrir un espace extérieur. Avant cela, le parc espère présenter un autre projet dont les travaux ont débuté cet hiver. L’espace qui accueillait il y a encore quelques années les ours bruns est en cours de réaménagement. Il devrait accueillir au printemps prochain des loutres naines d’Asie en cohabitation avec des binturongs.

La réintroduction des pygargues au cœur des projets des Aigles du Léman

Pour la seconde année du programme de réintroduction des pygargues à queue blanche mené par le parc animalier des Aigles du Léman, de nouvelles volières vont être construites. L’an dernier, cinq volières avaient été conçues pour la reproduction des différents couples de pygargues en vue de relâcher les petits. Cette année, ce nombre va doubler permettant au parc et à son programme, d’héberger 10 couples qui assureront la « production » des jeunes. Pour compléter l’ensemble du dispositif, une volière d’acclimatation d’une longueur de 50 mètres pour une largeur de 12 mètres et comprenant un bassin de pêche, a été conçu par les équipes en charge du projet. Ce nouvel outil permettra de proposer aux jeunes oiseaux, avant leur relâcher dans la nature, de vraies séances de pêche avec du poisson vivant. Du côté du parc animalier, de nouvelles installations techniques seront construites, notamment pour le confort des équipes du parc (cuisine, chambres froides, locaux vétérinaires, quarantaine…), et un nouveau spectacle de fauconnerie-équestre devrait voir le jour.

Guépards, hippopotames et clinique vétérinaire au Parc animalier d’Auvergne

L’année 2023 du Parc animalier d’Auvergne promet d’être riche en nouveautés ! Un bâtiment flambant neuf est en cours de construction et accueillera, d’ici quelques semaines, une toute nouvelle clinique vétérinaire. Celle-ci sera équipée d’un matériel de pointe et sera en partie vitrée pour permettre aux visiteurs d’observer le travail réalisé par l’équipe animalière. Du côté des animaux, le parc se prépare à accueillir un certain nombre de nouveaux pensionnaires parmi lesquels certains sont arrivés durant l’hiver. En tant que coordinateur de l’EEP (Programme Européen pour les Espèces menacées) des takins, le Parc animalier d’Auvergne a accueilli deux nouveaux mâles de deux sous-espèces différentes. Cette arrivée permet au parc de présenter une cohabitation unique en Europe regroupant les trois sous-espèces de takins (takin de Mishmi, takin du Sichuan et takin doré) hébergées dans les zoos européens. En 2023, l’un des trois enclos d’immersion accueillera une nouvelle sous-espèce de cerf sika : le cerf sika du Vietnam. Cette sous-espèce est actuellement considérée comme éteinte dans la nature et bénéficie d’un programme de reproduction en Europe. D’ici le printemps, un groupe composé d’un mâle et d’une dizaine de femelles sera présenté aux visiteurs.

Deux autres grosses nouveautés sont prévues en 2023 au Parc animalier d’Auvergne. Prochainement, toujours dans le cadre d’un EEP, le parc va accueillir des hippopotames pygmées. Deux femelles prendront place aux côtés des diks-diks de Kirk, orphelin de Jules, l’hippopotame amphibie décédé en début d’année. Les hippopotames pygmées profiteront d’un vaste enclos équipé d’un bassin extérieur ainsi qu’un bâtiment climatisé avec une piscine intérieure. Enfin, dans la même zone que la nouvelle clinique vétérinaire située près des magots, un nouvel espace est actuellement en cours d’aménagement. Au printemps, le parc aura la chance d’accueillir des guépards du Soudan, une sous-espèce de guépard hébergée dans seulement quelques parcs zoologiques en Europe. Deux mâles et une femelle vivront dans deux enclos différents et participeront au programme de reproduction européen de ce félin classé « En danger d’extinction » (EN) sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Les Terres de Nataé poursuivent le réaménagement du parc

À peine un an après son ouverture au public, le parc animalier des Terres de Nataé se lance dans une année 2023 qui verra notamment la poursuite des chantiers de réfection de l’ensemble du parc. Mise en place pour l’ouverture, la pédagogie va s’enrichir de petites nouveautés et d’évolutions. Depuis quelques semaines, le panda roux mâle hébergé au parc depuis 2022, bénéficie d’un tout nouvel environnement aménagé cet hiver. Nommée « la Forêt des panda roux », cette nouvelle installation s’étend sur plus de 1000 m² au sol, soit cinq fois la taille de l’enclos précédent, et permet au petit panda de se déplacer dans les arbres, jusqu’à 12 mètres au dessus du sol. Au printemps, il devrait être rejoint par deux femelles ce qui permettra au parc de lancer la reproduction chez cette espèce. L’ancien espace des pandas roux a été récemment détruit et constituera la base pour le projet de la nouvelle volière dédiée aux macaques crabiers sortis de laboratoire l’an dernier par l’association le GRAAL et recueillis par les Terres de Nataé. Le parc développera par ailleurs un projet autour de ces nouveaux pensionnaires et des futurs, en priorisant l’accueil d’animaux de laboratoire. Une pédagogie spécifique y sera consacrée et expliquera aux visiteurs tous les enjeux entourant ce sujet complexe. Enfin, l’année 2023 marquera également le retour d’un certain nombre de programmes de reproduction pour plusieurs espèces prioritaires. De nouveaux animaux devraient être accueillis au cours de l’année afin de former des couples notamment chez les pandas roux et les binturongs mais aussi chez les tamarins, ouistitis et mangabeys.

Saïmiris, piranhas et rats-taupes nus à Biotropica

Biotropica vient de célébrer son dixième anniversaire et pour l’occasion, le parc prépare quelques nouveautés. Dans la serre tropicale, les coendous ont été temporairement déplacés le temps pour les équipes d’aménager un nouvel espace. Dans le courant de l’année, les visiteurs pourront découvrir un tout nouveau bassin à vision sous-marine où évoluera l’un des plus grands groupes de piranhas en Europe. À terme, ce dernier pourra hébergera plus de 1000 individus. Le déplacement des piranhas entrainera la mise en présentation au public d’une nouvelle espèce très rare en parc zoologique : les rats-taupes nus ! Ces derniers, élevés en coulisses depuis déjà plusieurs mois, devraient prendre place au cœur de la serre tropicale de Biotropica. Le parc a également accueilli des loris grêles, des primates originaires d’Asie du Sud, qui ont pris place dans la végétation de la nurserie des gavials du Gange et qui sont visibles depuis le début de l’année. Le parcours extérieur du parc, enrichi l’an passé par la Pampa des tamanoirs, va lui aussi subir une petite transformation. L’espace australien est en cours de réaménagement pour y installer prochainement un groupe de saïmiris.

Ouverture d’un nouvel espace pour les ours bruns du CERZA

Depuis plusieurs mois, le CERZA travaille sur un nouvel espace pour y reloger ses cinq ours bruns. Après avoir conçu un nouvel enclos pour les panthères du Sri Lanka en 2022, le parc souhaite continuer d’apporter de nouveaux environnements à ses pensionnaires déjà présents avant d’en accueillir de nouveaux. À peine l’été terminé, les équipes du CERZA se sont lancées dans un vaste chantier pour aménager un nouveau territoire aux ours bruns. Au cœur du circuit jaune, à proximité des ours polaires, l’espace des bantengs et des cervidés asiatiques a été en partie transformé pour y présenter, au printemps prochain, les cinq plantigrades européens. Ce nouvel enclos offrira un hectare de prairie incluant de nombreux arbres et un grand bassin alimenté par une cascade. Le déménagement des ours bruns permettra ainsi de déplacer le groupe de géladas composé d’une trentaine d’individus. L’autre grosse nouveauté pour le CERZA c’est la construction d’une nouvelle passerelle de près de 200 mètres de long qui a été aménagée entre l’espace des ours à lunettes et celui des tapirs malais. Celle-ci permettra d’améliorer le confort de visite dans une partie très vallonnée du parc et donnera accès à une partie du zoo jusqu’ici inaccessible aux visiteurs.

Une année 2023 placée sous le signe du loup au Parc animalier de Sainte-Croix

Cette année, le Parc animalier de Sainte-Croix souhaite mettre le loup à l’honneur. Le parc vient d’inaugurer les Yukon Lodges, inspirés de l’esprit et l’univers de Jack London, permettant de séjourner près de la meute de loups noirs. Au cours de l’hiver, l’enclos des loups arctiques a été complètement restructuré afin d’apporter davantage d’enrichissements et de diversité aux animaux. Au cœur de ce nouvel espace agrémenté de nombreuses nouvelles plantations, une nouvelle butte a été façonnée afin de servir de point d’observation pour la meute qui pourra également profiter d’une longue rivière pour s’abreuver. De nouveaux loups blancs, provenant du Domaine des Grottes de Han en Belgique, sont arrivés à Sainte-Croix et ont pris place dans ce vaste enclos. Composée de 8 jeunes mâles nés entre 2020 et 2022, cette nouvelle meute prend la place de l’ancienne meute de loups blancs, déplacée dans un autre enclos. Celle-ci sera visible prochainement dans un espace forestier qui se trouvera au cœur d’un nouveau hameau de quatre nouveaux lodges. Cette année, Sainte-Croix proposera également une nouvelle boutique nature. Deux fois plus grande, elle deviendra un réel lieu de vie, accessible tout au long de la journée avec plusieurs concepts et univers (produits artisanaux et régionaux, espace librairie, galerie d’arts…).

Parrot World accueille de nouveaux pensionnaires

Avec l’arrivée d’un nouveau directeur zootechnique en la personne de Franck Haelewyn en novembre dernier, Parrot World poursuit son développement avec l’arrivée de nouvelles espèces et le début d’une nouvelle zone. Annoncé l’an passé, un groupe de 5 pécaris du Chaco a finalement rejoint le parc en fin d’année 2022. Un enclos leur a été tout spécialement aménagé dans le Patagonia Trek, près des guanacos et des manchots de Humboldt. Dans le Ranch des Enfants, où évoluent diverses espèces d’animaux domestiques, sera construite pour le printemps une nouvelle volière immersive dédiée à une cinquantaine de perruches issues d’élevage ou de saisies. Un petit groupe de wallabies de Bennett a également pris place dans cet espace. Enfin, la Parrot Wildlife Foundation, la fondation de Parrot World, a lancé un appel aux dons ces dernières semaines pour la création d’une autre volière immersive, qui accueillera des perroquets gris du Gabon issus de dons de particuliers, de saisis ou d’abandons, et qui se trouvera au départ du futur espace consacré au continent africain.

Terres d’Afrique : 3 hectares pour les éléphants du ZooSafari de Thoiry

C’est une année 2023 riche en nouveautés pour le ZooSafari de Thoiry, qui prévoit l’ouverture de nouveaux lodges et l’agrandissement du territoire des éléphants. Avec un investissement de plus de 3 millions d’euros, le parc poursuit son plan de développement initié il y a quelques années et a dévoilé son projet « Terres d’Afrique ». Dans quelques mois, les éléphants profiteront d’une nouvelle maison de 1400 m² accompagné d’un territoire largement étendu et couvrant une surface totale de plus de 2 hectares incluant des parties boisées et un bassin de 500 m². Cet espace, dont la livraison est prévue pour l’été 2023, est destiné à Ben et Moyo, les deux éléphants mâles de Thoiry. Dans les prochains mois, le parc accueillera également Jabu, un troisième mâle, constituant ainsi un groupe de mâles célibataires, comme cela peut se produire dans la nature.

Le projet « Terres d’Afrique » de Thoiry comprend en outre l’inauguration, en septembre 2023, de 5 nouveaux lodges premium conçus pour accueillir jusqu’à 6 personnes chacun et observer, de jour comme de nuit, le territoire des éléphants. Une expérience inédite en France qui offrira des points de vision exclusifs pour les résidents des lodges sur l’intérieur de la maison des éléphants et sur leur espace extérieur. Ces aménagements forment la première pierre d’un projet beaucoup plus vaste de réaménagement du Safari dont l’objectif principal sera de revoir le mode de circulation au sein du parcours actuellement accessible en voiture.

La plus grande volière d’Europe sera au ZooParc de Beauval

Cette année, le ZooParc de Beauval ouvrira « Les Rivages de Beauval », le cinquième hôtel de la destination en plein cœur de Saint-Aignan-sur-Cher. Situé à 8 minutes en voiture du zoo, ce nouvel équipement a été aménagé à la place de l’ancien hôpital de la ville, laissé à l’abandon depuis plusieurs années. Il comprendra 139 chambres, un bar et deux restaurants, le tout dans une ambiance mexicaine et devrait ouvrir ses portes le 1er avril 2023. Prévu également pour le printemps, le Centre de Soins pour la Faune Locale – Françoise Delord devrait lui aussi ouvrir ses portes dans quelques semaines. Unique en France grâce à ses équipements de pointe, ce nouvel outil, situé à 1km du zoo, sera équipé d’une salle de soins, d’une pharmacie, d’un bloc de chirurgie et d’une salle de radiologie. Il comprendra un bâtiment de 600 m², 10 volières extérieures, 4 enclos de réhabilitation et 7 salariés (soigneurs et vétérinaires) y seront présents à temps plein. Le centre pourra accueillir simultanément 700 animaux issus de la biodiversité locale (renards, buses, faucons, hérissons, chouettes, cistudes d’Europe, blaireaux, etc…), pour lesquels des soins seront nécessaires avant d’espérer les relâcher dans leur milieu naturel. Cet équipement pourra permettre de soigner jusqu’à 5000 mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens chaque année.

Mais les regards se tournent surtout du côté du zoo, qui redouble d’efforts chaque année et propose des nouveautés toujours plus impressionnantes. Dès le printemps 2023, un nouvel univers transportera les visiteurs dans une immersion en Amérique du Sud avec la Grande Volière Sud-américaine. Plus de 500 oiseaux cohabiteront dans cette volière de près de 2 hectares, parmi lesquels seront accueillis 19 nouvelles espèces. Grâce à des ponts suspendus, différents belvédères, et un chemin à plus de 10 mètres du sol, les visiteurs pourront également y découvrir une trentaine de mammifères (fourmiliers géants, coatis roux, primates) et auront la possibilité de déjeuner dans un nouveau restaurant panoramique avec une vue à 360° au cœur de la volière. Le ZooParc de Beauval donne rendez-vous le 8 avril 2023 pour découvrir ce nouvel espace situé juste derrière l’amphithéâtre du spectacle des Maîtres des Airs.

L’amorce d’une nouvelle extension pour le Zoo de La Flèche

Le Zoo de La Flèche lance cette année le réaménagement d’une partie du parc actuel et prévoit une extension de grande ampleur. Dès le printemps prochain, le zoo devrait inaugurer deux nouveaux territoires entièrement repensés pour y accueillir deux emblèmes du continent africain. Au total, plus de 5000 m² seront entièrement réaménagés pour une troupe de lions d’Afrique d’un côté, et un groupe de guépards de l’autre. Ces nouvelles installations précèdent des nouveautés plus importantes pour les années à venir. Un vaste plan de transformation, qui devrait s’étaler de 2023 à 2025, prévoit de repenser certaines zones dont une partie historique du parc. De nombreux espaces animaliers seront agrandis pour reloger des espèces, à l’image des nouveautés de cette année, et de nouvelles espèces arriveront prochainement. Une nouvelle offre d’hébergement inédite, immersive et d’un standing comparable au Safari Lodge verra également le jour en plein cœur du parc.

Une offre d’hébergement et de nouveaux oiseaux au Bioparc de Doué-la-Fontaine

En 2023, le Bioparc de Doué-la-Fontaine s’essaye à son tour aux hébergements. Prévus pour le printemps prochain, les « Gîtes du Bioparc » offriront la possibilité aux visiteurs de loger à proximité immédiate du parc. Au total, 6 gîtes doivent être construits en dehors de l’enceinte du zoo. Une parcelle à proximité du parking a été acquise par le Bioparc, permettant à la fois d’y installer ces nouveaux logements mais aussi d’y agrandir le nombre de places de stationnement. Côté animalier et comme chaque année, les équipes techniques du parc ont travaillé tout l’hiver sur de nombreux petits aménagements à la fois pour les animaux mais aussi pour les visiteurs. Dans quelques semaines, un nouveau point de vision, donnant sur le parc des gazelles de Mhorr, permettra de les observer en toutes saisons. Enfin, la volière africaine va encore s’enrichir de nouvelles espèces qui devraient faire leur entrée au printemps. Quatre espèces d’oiseaux originaires du continent africain sont attendues : alecto à tête blanche, irrisor moqueur, huppe fasciée et cossyphe à calotte blanche. Des oiseaux très peu représentés dans les zoos et parcs animaliers de France et qui amèneront encore plus de vie, de chants et de couleurs dans cette volière déjà unique.

La Terre sacrée des tigres au Zoo de La Boissière du Doré

L’une des plus grosses nouveautés en France cette année sera à découvrir au Zoo de La Boissière du Doré. Le parc poursuit la ligne directrice fixée il y a plusieurs années prévoyant de déplacer l’ensemble des carnivores du parc dans des espaces largement étendus. Après les lions en 2020 puis les ours bruns en 2022, ce sont les tigres qui seront mis à l’honneur en 2023. Le Zoo de La Boissière du Doré héberge depuis quelques années un couple de tigres de Sumatra, une sous-espèce du tigre actuellement considérée comme la plus menacée du monde. Ces derniers seront déplacés dans un nouvel environnement au printemps conçu une nouvelle fois avec des dimensions hors-norme. Les équipes du parc ont démarré cet hiver les travaux du futur espace qui devrait s’étendre sur près de 3 hectares, imaginé sur plusieurs niveaux, entièrement consacré au couple de tigres et comprenant notamment un bassin de 1500 m². Le déplacement des tigres associé à celui des ours bruns l’an dernier, annonce également la future nouveauté du parc qui prévoit d’accueillir un couple de panthères de l’Amour d’ici deux ans, un félin parmi les plus menacés de la planète. Ailleurs dans le parc de nouveaux lodges seront également proposés au printemps avec une vue sur les girafes ou les rhinocéros.

Une zone en cours de réaménagement au Zoo de La Palmyre

En 2022, le Zoo de La Palmyre avait inauguré un nouvel espace consacré à un couple de loutres géantes. Aménagée dans l’enceinte qui accueillait il y a encore quelques années les ours polaires, cette nouveauté marquait le commencement de la nouvelle philosophie du parc. Plusieurs espèces ont déjà quitté le parc ces dernières années, notamment chez les carnivores, et en 2023, les équipes du Zoo de La Palmyre souhaitent travailler sur l’une des plus anciennes zones du parc actuellement en cours de restructuration. Après le transfert des jaguars et plus récemment celui du dernier tigre de Sibérie vers un autre parc zoologique européen, ce sont les manchots du Cap qui ont quitté leur espace historique il y a quelques semaines. Si les jaguars ont définitivement quitté le parc, la colonie de manchots a simplement été déplacée près des tapirs et des nandous. Pour le moment, aucune date n’est fixée concernant la fin du chantier, mais le parc espère pouvoir représenter des tigres prochainement, dès que la construction des nouvelles installations sera terminée.

Les gorilles des plaines de l’Ouest débarquent au Zoo du Bassin d’Arcachon

Le Zoo du Bassin d’Arcachon a prévu de nombreuses nouveautés et projets ambitieux pour les années à venir. Plusieurs aménagements pour le confort des visiteurs ont été initiés cet hiver et la zone australienne, d’abord envisagée pour 2022, n’a pas encore été achevée et ouvrira sans doute cette année. Les visiteurs pourront bientôt y découvrir une volière en immersion, où se côtoieront différentes espèces d’oiseaux originaires du Sud de l’Asie et de l’Océanie, ainsi que des espaces pour des wallabies. Mais la grande nouveauté de l’année 2023 sera sans doute l’arrivée des gorilles des plaines de l’Ouest dans une toute nouvelle zone du parc. Les futurs pensionnaires seront des mâles, ils devraient être au nombre de six et seront répartis en deux groupes de trois. En accueillant uniquement des gorilles mâles célibataires, comme c’est le cas dans plusieurs zoos à travers le pays, le Zoo du Bassin d’Arcachon participera au programme d’élevage de l’espèce en parc zoologique et permettra à d’autres zoos de se consacrer à sa reproduction. En effet, les gorilles des plaines de l’Ouest vivent en harems composés d’un mâle dominant, de plusieurs femelles et de jeunes d’âges différents. Une fois la maturité sexuelle atteinte, les jeunes mâles sont chassés du groupe familial et entame une vie solitaire durant laquelle ils peuvent s’allier à d’autres mâles célibataires. Avec l’ajout de cette nouvelle espèce, le Zoo du Bassin d’Arcachon élargira sa collection, qui compte déjà des orangs-outans et des chimpanzés pour les grands singes. Le parc est en constante évolution et propose toujours plus de nouveautés à ses visiteurs et d’autres nombreuses surprises seront au rendez-vous en 2023.

Arrivées de nouveaux canidés dans le Hauts-de-France

La région des Hauts-de-France s’apprête à voir débarquer deux espèces de canidés dans ses parcs zoologiques. Le petit parc animalier de Saint-Quentin, le Parc d’Isle, a accueilli un groupe de dholes également appelés chiens sauvages d’Asie. Cette nouvelle espèce faisait partie des projets initiaux du parc et depuis la fin de l’année 2022, cinq femelles se partagent un nouvel espace qui leur est consacré. Ces dernières ont rejoint le Parc d’Isle en provenance du Zoo de Budapest, dans le cadre de l’EEP géré par la Réserve Zoologique de la Haute-Touche. Du côté du Zoo de Maubeuge, les équipes se préparent elles aussi à accueillir une nouvelle espèce de canidé. Annoncée depuis le printemps dernier, une meute de loups arctiques devrait rejoindre le zoo dans les prochains mois, où un enclos leur a été aménagé près des zèbres, dans une large partie forestière.

Au Zoo d’Amiens, la fermeture hivernale a permis à l’équipe technique d’effectuer de nombreux travaux de maintenance et de réaliser certains projets. Le parc poursuit la rénovation des parties historiques et prévoit en 2023, la rénovation du territoire nommé « L’équateur ». Dès le printemps, les visiteurs pourront observer, à la place de l’ancien enclos des ocelots, les tamarins et ouistitis dans une nouvelle installation. Ce déplacement, qui offrira de meilleures conditions d’hébergements à ces petits primates, permettra au parc d’accueillir prochainement des espèces très menacées d’oiseaux chanteurs d’Asie du sud-est. Les travaux visant à construire le nouveau pôle oriental, ou seront situés l’accueil, la boutique, différents bureaux et des salles pédagogiques, devraient aussi débuter dans le courant de l’année.

D’autres nouveautés à travers le pays

Comme chaque année, de nombreux parcs zoologiques entreprennent de petits ou grands chantiers afin d’accueillir de nouvelles espèces, de reloger des pensionnaires dans de meilleures espaces ou tout simplement offrir une meilleure expérience à leurs visiteurs.

  • Le Zoo d’Upie a déjà annoncé l’arrivée de quatre nouvelles espèces pour 2023. Cet hiver, le parc a accueilli un petit groupe de fennecs, des tatous à six bandes, des caméléons panthères ainsi que des phasmes.
  • Au Domaine des Fauves, une nouvelle espèce de petit félin est arrivée au cours du mois de janvier. Rare en parc zoologique, un couple de chats de Gordoni a été accueilli au parc qui n’est que le second zoo en France à en présenter.
  • Les équipes du Zoo de Champrépus s’affairent actuellement à l’agrandissement de la volière dédiée aux cercopithèques afin de leur offrir un espace de vie doublé. De nouvelles espèces devraient également arriver au cours de l’année 2023, telles que des grues couronnées noires, des grues demoiselles, des aras à gorge bleue, des ouistitis de Geoffroy ou encore des lémurs à front blanc.
  • Au Zoo de Jurques, l’enclos des manchots de Humboldt devrait faire peau neuve cette année tout comme le Grenier des Petites Bêtes, fermé au public depuis quelques années.
  • Après l’arrivée des guépards l’an dernier, le Parc de l’Auxois prévoit cette année l’agrandissement et le réaménagement de l’enclos des ours noirs d’Amérique. Un nouveau restaurant sera également inauguré et donnera la possibilité aux visiteurs de se restaurer à proximité de ce nouvel espace.
  • Comme chaque année, de nouvelles espèces sont prévues au Zoo du Bois d’Attilly. À la fin de l’année, une meute de loups noirs est arrivée et depuis quelques semaines, le parc présente des renards polaires et des mangoustes rayées. D’autres surprises sont également au programme pour cette année.
  • Envisagé dans un premier temps pour 2022, le projet de refonte de l’espace des rhinocéros du Parc Zoologique de Paris a finalement été repoussé à cette année. L’enclos ainsi que les bâtiments intérieurs doivent être réaménagés dans le but d’accueillir une femelle et ainsi participer à la reproduction de l’espèce.
  • À l’image des ocelots l’année dernière et des lémuriens précédemment, le Zoo de Pescheray prévoit une refonte de l’espace des martres à tête grise en 2023.
  • Le Zoo des Sables s’équipe d’un nouveau bâtiment pour lequel le chantier a débuté cet automne et s’achèvera au printemps. Celui-ci accueillera une graineterie et une cuisine pour les animaux au rez-de-chaussée, ainsi qu’une nurserie avec une infirmerie à l’étage.
  • En 2023, le Spaycific’Zoo espère accueillir des sitatungas qui prendront place dans la volière africaine de 6000 m² inaugurée l’année dernière. Le parc prépare également une nouvelle mini-ferme et devrait rénover quelques enclos au cours de l’année.
  • Le Natur’Zoo de Mervent fête son quinzième anniversaire en 2023 et prévoit plusieurs petits aménagements pour le confort des visiteurs et des animaux. Les lémuriens par exemple bénéficieront d’une nouvelle maison cette année et le point de restauration sera déménagé à la place de la salle pédagogique (qui prendra pour sa part la place du point de restauration).
  • En plus d’une dizaine de nouveaux spectacles, Legendia Parc présentera deux nouvelles espèces en 2023. Cet hiver, deux louves à crinière ont rejoint le parc en provenance d’un zoo italien ainsi qu’un groupe de 10 coatis roux qui sera présenté dans un nouvel enclos du parcours rouge.
  • Du côté du Parc Zoo du Reynou, de nouveaux lodges sont en construction face à l’enclos des loups du Canada. Le développement des hébergements au Reynou va se poursuivre dans les années à venir et d’autres nombreuses nouveautés, tournées notamment vers l’expérience visiteur, verront également le jour (réaménagement du circuit de visite, nouvelles installations pour l’accueil du public, etc…).
  • En 2023, le Zoodyssée va célébrer son cinquantième anniversaire. Au programme, il y aura l’accueil de l’Assemblée Générale de l’AFdPZ (Association Française des Parcs Zoologiques), la construction d’un nouvel enclos présentant une cohabitation entre renards roux et blaireaux européens et l’arrivée de nouvelles espèces comme le grand corbeau.
  • Le Zoo de Labenne poursuit la rénovation de plusieurs enclos et prépare un nouvel espace pour les zèbres et les dromadaires, bordé par un nouveau snack. Dans le courant de l’année, le parc devrait également voir arriver une nouvelle espèce : l’aigle de Verreaux. Cette dernière est très peu représentée en parc zoologique et sa reproduction est très compliquée.
  • Le Parc animalier des Pyrénées accueillera plusieurs nouvelles espèces en 2023. Une groupe de 7 chiens des buissons devrait prochainement arriver en provenance du Zoo de Kolmarden en Suède et d’ici la réouverture du parc en avril prochain, des cacatoès rosalbins prendront place dans la volière consacrée aux psittacidés.
  • Cette année, EcoZonia devrait proposer une nouvelle offre d’hébergement et accueillir deux nouvelles espèces : la martre à gorge jaune et le hibou grand-duc européen. Le parc souhaite également proposer des excursions in situ (dans le milieu naturel) à la découverte des dauphins et des vautours sauvages.

L’année 2023 promet donc d’être remplie de nouveautés de toutes sortes pour les zoos français. Bien sûr, certaines d’entre elles n’ont probablement pas encore été annoncées et ne figurent donc pas dans cet article. Nous vous invitons à revenir le consulter régulièrement afin d’y découvrir les futures annonces qui y seront ajoutées progressivement. Et pour plus d’informations, n’hésitez pas à écouter l’épisode de notre podcast consacré aux nouveautés des zoos en France en 2023.

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