Mammifères

Tapir malais

> Généralités

Herbivore au corps massif, le tapir malais est aussi connu sous les noms de tapir de Malaisie, tapir à dos blanc ou encore tapir à chabraque. Il est l’une des 5 espèces de tapirs reconnues à ce jour et la seule présente en dehors du continent américain.

Le tapir malais est le plus imposant de tous les tapirs, avec un poids pouvant dépasser les 300 kg. Il se distingue très facilement de ses cousins par sa robe bicolore : une grande tache blanche recouvre le dos et les flancs, le reste du corps est noir (à l’exception du bout des oreilles qui est blanc).

Comme tous les tapirs, le tapir malais est doté d’une courte trompe flexible qu’il utilise pour saisir sa nourriture.

> Répartition et habitat

À la différence de ses cousins sud-américains, le tapir malais est originaire du sud-est de l’Asie, de la Birmanie à Sumatra en passant par le Cambodge, le Vietnam, la Thaïlande, le Laos et la Malaisie.

Ce tapir fréquente les forêts tropicales denses et épaisses, les collines et les plaines humides, toujours à proximité d’un point d’eau où il passe beaucoup de temps.

> Régime alimentaire

Comme tous les tapirs, le tapir malais est herbivore et se nourrit de feuilles et de pousses de plus de 120 espèces de plantes terrestres et aquatiques. Il consomme aussi des fruits, des bourgeons, des graines et des écorces d’arbres.

C’est un fin gourmet qui sélectionne avec attention ce qu’il mange, ne prenant que les végétaux de haute qualité pour lui. L’animal utilise sa trompe préhensile et sa puissante mâchoire pour déchiqueter les tiges et attraper les fruits.

> Vie sociale et reproduction

Le tapir malais est un animal solitaire et territorial, les couples monogames se formant au début de la saison des amours, généralement d’avril à juin. La parade nuptiale, durant laquelle mâle et femelle se suivent, se tournent autour et se reniflent mutuellement, est déclenchée par des signaux olfactifs ou visuels.

Après une gestation de 13 à 14 mois, la femelle met au monde un unique petit pesant 6 à 7 kg en moyenne. À sa naissance, le petit tapir est vêtu d’un pelage rayé et moucheté de blanc qui l’aide à se camoufler et ainsi passer inaperçu aux yeux des prédateurs, tels que le tigre ou la panthère.

Il perdra son pelage de juvénile après quelques mois et tètera sa mère pendant 6 à 8 mois. Il restera cependant à ses côtés jusqu’à l’âge d’un an avant de prendre son indépendance, et pourra se reproduire dès ses 3 ans.

> Menaces et conservation

Le tapir de Malaisie est chassé pour son cuir très épais, sa viande et certaines pièces anatomiques utilisées dans la pharmacopée asiatique. Mais la principale menace pesant sur l’espèce est la déforestation, qui serait responsable de la perte de la moitié de sa population ces 30 dernières années.

La forêt tropicale dont il dépend est détruite progressivement pour être remplacée par des plantations de palmiers à huile ou pour produire des savons et plus récemment des biocarburants. Il resterait actuellement moins de 2 500 tapirs malais à l’état sauvage. L’espèce est classée « En danger d’extinction » (EN) sur la liste rouge de l’UICN.

> En parc zoologique

Le tapir malais est aujourd’hui présent dans un peu moins d’une dizaine de zoos français. Découvrez la liste des parcs zoologiques qui hébergent des tapirs malais.

L’espèce fait l’objet d’un Programme Européen pour les Espèces menacées (EEP), géré par le Zoo de Nuremberg, en Allemagne.

 

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